Les esclaves d'Amazon

Par Roman Rodriguez

Amazon a tout récemment fait breveter un bracelet électronique lui permettant de détecter les mouvements des mains de ses salariés dans ses entrepôts.

Ce système de « traçage (…) des mouvements des mains d’un employé (…) pourrait être utilisé pour surveiller la réalisation de tâches assignées » comme l’inventaire et la préparation des commandes, expliquent les documents officiels relatifs à ce brevet. L’appareil est « prévu pour être porté (…) près de la main et pour émettre des vibrations ».

En clair, si par exemple un employé place ses mains au mauvais endroit ou ne touche pas le bon objet au moment de la collecte dans les entrepôts, le bracelet pourra se mettre à vibrer. Un moyen de guider, mais surtout de surveiller tous les faits et gestes des salariés logistiques de l’entreprise.

Dans les entrepôts d’Amazon, tout est déjà minuté, codifié, scruté, grâce aux scanners utilisés à chaque étape du traitement des colis. « Avec ça, ils savent exactement où vous vous trouvez et se servent de ces informations pour calculer votre temps d’arrêt », témoignait un employé du site de Sevrey en Saône-et-Loire.

L’esclavage n’est pas aboli.

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