Johnny, le "dieu" du rock n'était-il qu'un rocket ?

Par Farida Belghoul

Johnny, c’était un « dieu », selon les fanatiques habituels. Carrière diaboliquement époustouflante, enterrement pharaonique (plus grandiose encore que celui d’un autre « dieu » du nom de François Mitterrand), Johnny Hallyday laisse – finalement – derrière lui une odeur de soufre. La trahison des liens du sang est un crime symbolique d’une extrême gravité. Ayant déshérité les deux enfants sortis de ses reins, David et Laura, on se dit en effet que tout ça c’était de l’œuf pourri.

Le « dieu » du rock n’était-il qu’un rocket soumis au clan de sa dernière épouse ? L’obligation naturelle (du père à l’égard de ses enfants) qui fonde la réserve héréditaire vient d’être contournée par Johnny Hallyday. Son ralliement au modèle américain l’aura conduit à renier ses propres enfants.

La solution au drame vécu par les enfants Hallyday est maintenant entre les mains de la troisième épouse, baptisée désormais « le diable à bouclettes ». Lâchera-t-elle une part du magot et partagera-t-elle équitablement en respect des liens du sang ?

Moralité de cette histoire conforme à la décadence actuelle :

  1. Eviter d’épouser une fille beaucoup plus pauvre que soi ;
  2. Eviter d’épouser une fille beaucoup plus jeune que soi ;
  3. Eviter de faire des enfants avec plusieurs femmes.

Conclusion : le vieux modèle ringard du couple homme/femme, inamovible à vie, avec un revenu moyen, et intégré dans la famille élargie c’était finalement le top .

 

 

6 commentaires sur “Johnny, le "dieu" du rock n'était-il qu'un rocket ?”

  1. Un peu plus loin dans le même texte — mais il faudrait tout citer ! —, du moins ceci encore :

    « S’éduquer, s’épanouir dans le monde, il semble vraiment que ce soit se retrouver des parents. »

    Se retrouver des parents : c’est bien de cela qu’il s’agit toujours. Découvrir petit à petit, pan après pan, ce frère intérieur que l’on n’est pas encore (Henri de Régnier). Car toute vraie connaissance est une reconnaissance.

  2. Voici à peu près la même idée sous la plume de Gide. Le passage que je m’apprête à citer se trouve dans sa conférence fameuse sur les influences, titré « De l’influence en littérature », et recueillie sans doute dans l’un des volumes des « Prétextes ». Voici le passage, et il traite précisément de ce que Gide appelle les influences particulières — ou influences d’élection, qu’il oppose aux influences communes — et qui vont se trouver à la base de la création des groupes et des familles intellectuels :

    « Mais comme on ne peut inventer rien de neuf pour soi tout seul, ces influences que je dis personnelles parce qu’elles sépareront en quelque sorte la personne qui les subit, l’individu, de sa famille, de sa société, seront aussi bien celles qui le rapprocheront de tel inconnu qui les subit ou les a subies comme lui, — qui forme ainsi des groupements nouveaux — et crée comme une nouvelle famille, aux membres parfois très épars, tisse des liens, fonde des parentés — qui peut pousser à la même pensée tel homme de Pékin et moi-même, et qui, à travers le temps, apparente Jammes à Virgile — et à ce poète chinois dont il vous lisait jeudi dernier le charmant, modeste et ridicule poème. »

  3. En suite de ma première intervention, je mets ici un morceau choisi dans le « Proust et les signes » de Gilles Deleuze, à seule fin de faire naître chez les curieux qui viendraient à passer par ici le désir de lire ce livre admirable que le philosophe a consacré à l’œuvre de Proust. Le voici :

    « Les vraies familles, les vrais milieux, les vrais groupes sont les milieux, les groupes “intellectuels”. C’est-à-dire : on appartient toujours à la société dont émanent les idées et les valeurs auxquelles on croit. Ce n’est pas la moindre erreur de Taine ou Sainte-Beuve d’avoir invoqué l’influence immédiate de milieux simplement physiques et réels. En vérité, l’interprète doit recomposer les groupes, en découvrant les familles mentales auxquelles ils se rattachent. Il arrive à des duchesses, ou à M. de Guermantes, de parler comme de petits-bourgeois : c’est que la loi du monde, et plus généralement la loi du langage, est “qu’on s’exprime toujours comme les gens de sa classe mentale et non de sa caste d’origine. »

  4. Ma chère Farida,

    « La trahison des liens du sang est un crime symbolique d’une extrême gravité », écrivez-vous. Mais le vrai est que les liens du sang n’existent pas — ou plutôt ils existent, mais ne comptent pas. Seules comptent les « familles d’esprit » (Proust), ou si l’on veut « les oreilles de ceux qui nous sont parents par l’oreille » (Nietzsche).
    Le plus fréquent est que nos vrais parents, les membres de notre vraie famille nous demeurent notre vie durant absolument inconnus. Mais nous avons la certitude qu’ils existent ou ont existé (ce qui revient au même). Voici qui est mieux : l’on devine où ils peuvent se trouver et ce qu’est ou a été leur existence.

    1. Attention à l’aveuglement :

      Les liens du sang EXISTENT bel et bien , ce qu’à compris l’ Eglise Catholique depuis toujours , elle dit dans sa grande Sagesse : pas de « BIDOUILLAGE  » avec le sang ( interdiction de la transfusion sanguine ,de faire couler du/son sang INUTILEMENT (suivez mon regard : J et M circoncis …. ) ,de tuer (le sang est le principe de vie : avortement ) , pas de PACTE avec son sang (l’INITIE signe avec son sang ) ….
      tout CELA est SATANISTE

      La France , perdue , sauvée par une fille de 17 ans .C’est quatre musulmanes , des âmes d’élites , » des grandes pointures « , qui sauveront le monde du Noachisme ( religion universelle du mondialisme ).

      Détestons l’islam , aimons les musulmanes et prions pour leur conversion , première conversion , Mme Belghoul ? Vous n’y croyez pas , moi , j’y crois :
       » ND de Fatima , priez pour nous . »
       » Ste CASIDE DE BURGOS , PRIEZ POUR NOUS . »
      Deux grandes converties au Catholicisme , qui au Ciel , intercèdent entre notre faveur .

      https://www.youtube.com/watch?v=GqMs03G7ALI

      https://www.youtube.com/watch?v=X830rJKro0A&t=455s

      Proust et Nietzche = à vomir .

      Courage Mme FB .

      1. Cherchant à vous répondre, cher Monsieur, je me fis à moi-même cette remarque fort juste : qu’il y a là — et pour paraphraser Lichtenberg — matière suffisante pour se taire. Et je pris le parti de me taire.

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