Farida Belghoul mérite notre soutien

Par Jean-Michel Bessou

Notre amie Farida Belghoul est un professeur engagé. Elle n’est pas « engagée » comme tant d’autres hélas, dans quelques parti ou dans quelque syndicat qui défendrait ses intérêts propres.

Elle ne réclame aucune augmentation de salaire, et dans sa lutte il n’y a que des coups à prendre : elle œuvre  pour que les élèves ne deviennent pas des cancres, et elle défend les enfants.

L’institution d’État se détourne de sa mission qui devrait être d’instruire la jeunesse,  forme massivement des illettrés qui deviendront des exclus, et se mêle aujourd’hui de sexualité.

En réponse, Farida Belghoul qui apprend le Français et l’Histoire à des élèves des classes populaires, a créé le Magistère de l’Instruction Publique où elle propose aux parents une formation à la méthode syllabique abandonnée par l’école, afin d’apprendre à lire et à écrire correctement aux enfants, à la maison. Méthode syllabique qui prépare les jeunes d’esprit à recevoir la culture de notre pays.

Elle a aussi instauré en  de janvier à juin 2014 la Journée de Retrait de l’École, mouvement de protection parentale dont est sortie une association de parents, la FAPEC ( Fédération Autonome des Parents Engagés et Courageux).

C’est cela, cet engagement qui exprime un Honneur intransigeant,  que lui reproche au fond Éducation Nationale qui veut la sanctionner aujourd’hui : Farida Belghoul a déjà sacrifié ses biens dans son combat,  maintenant elle peut tout perdre, et cette ruine matérielle serait le salaire  pour des années de dévouement.

Il faut aider Farida Belghoul ! Il faut soutenir celle qui défend les enfants ! Pour l’aider

Mais parlons un peu de son histoire, cette contribution de quelque pages honorables à celle de notre pays où elle est née, son père ayant franchi la mer Méditerranée pour rejoindre la France métropolitaine.

Dans les années 80, Farida combat les inégalités sociales : c’est dans l’air du temps, et ce combat est fort légitime dans une France encore marquée par la Guerre d’Algérie.

Ardente et charismatique, notre jeune lionne côtoie toute une faune de militants classés à gauche, voire dans une extrême-gauche à laquelle la presse de l’époque l’assimile abusivement : en réalité Farida se sent de moins en moins à l’aise avec le Parti Communiste, et le quitte après trois ans de militantisme dans ses rangs. Harlem désir ou Laurence Rossignol eux feront ensuite une  carrière politique.

Elle est auprès du public l’une des principales animatrices du mouvement Convergence 84, et elle participe à la seconde des deux marches de ces jeunes gens qui rêvent de réconciliation entre toutes les communautés ethniques et religieuses qui composent la France.

La première marche, dite des Beurs, revendiquait une meilleure intégration de la jeunesse issue de l’immigration d’outre-mer.

La seconde marche qui converge vers Paris, se veut plus générale quant à l’antiracisme. Les militants du Mouvement des Jeunes Socialistes, en particulier Harlem Désir récupèrent ensuite, grâce aux medias qui leur ouvrent grand leurs portes pour réécrire faussement cette l’histoire de ce mouvement. SOS Racisme, avec l’aide de l’appareil d’Etat, et des médias, se présentera abusivement comme association issue de cette histoire.

Puis Farida devient enseignante, et on l’oublie pour quelques temps…

Loin des médias, elle approfondissait sa spiritualité, et devient véritablement musulmane. La politique n’est plus son affaire :  Farida éprouve maintenant une soif de spiritualité.

De sa culture berbère, elle tirait une fierté obstinée, mais aussi une inclination à fraterniser – dans le sens où l’entend le prêche de Jésus et de Mohammed.

Dans l’ombre, mais éclairée pourtant par des vérités universelles, Farida mûrissait d’année en année en dévorant les expériences : l’amour, la maternité, la confrontation avec les élèves des banlieues populaires, les succès et les revers  dans son effort austère et continuel pour les arracher à la délinquance grâce à l’instruction…

Flamme vivante, elle brûlait sans se consumer, fondant les épreuves surmontées dans le creuset de son expérience : c’est de cela, qu’elle forgea cette volonté d’acier et ce cœur d’or qui font toute la richesse de son caractère.

L’année 2013 la tira de l’oubli : elle témoigna sur Egalité et Réconciliation, en plein débat sur le mariage homosexuel, de cette époque des années 1980, et dénonça l’arnaque de SOS Racisme.

Puis elle aborda sa critique d’une politique qui n’allait pas tarder à montrer son vrai visage : les revendications libertaires manipulées concernant le mariage homosexuel, avaient servi de cheval de Troie à une armée qui n’était plus celle des « hussards noirs de la République », ces instituteurs qui savaient encore enseigner la langue sinon toujours la liberté, ces maîtres d’écoles laïques qui n’étaient pas toujours hostile d’ailleurs à la religion, mais qui vivaient toujours leur profession comme un apostolat parfois rival de celui des curés.

Non, les nouveaux hussards n’étaient pas de cette trempe-là : ils montaient à l’assaut des écoles avec le soutien des académies pour y enseigner la théorie du genre et la sexualité « sous toutes ses formes ».

Depuis longtemps déjà l’école humiliait l’esprit en formant une génération de cancres : il lui fallait encore se saisir de l’âme en profanant le temple sacré de l’innocence enfantine.

C’en était trop : Farida se leva.

On découvrit son visage grave au caractère de bronze romain, et sa voix rauque entraînant les foules des quartiers populaires à s’évader de l’école un jour par mois, pour se retrouver en famille  : la Journée  de Retrait de l’École remporta la victoire sur une république égarée qui avait tout perdu de la force qu’elle tirait jadis du patriotisme.

La tyrannie laïcarde n’avait pas l’autorité morale qui transfigurait les Rois quand ils se relevaient d’une génuflexion en la Cathédrale de Reims : reniant la nation après avoir renié Dieu, la République était comme ce géant de la mythologie grecque, qui perdait toutes ses forces lorsqu’il était arraché au contact de la terre.

De janvier à juin 2014, les écoles se vidèrent : le gouvernement céda, renonçant pour un temps à imposer une politique inappropriée qui combattait les familles au sein-même de l’école.

C’était en 2014.

À la même époque, la municipalité de Montreuil donnait à un square le nom de Jean le Bitoux, directeur du journal Le Gai Pied, et Jack Lang  invitait avec une grâce ô combien proustienne, « les découvreurs de l’avenir, à explorer les rivages de la sexualité infantile« .

En 2014 encore, L’Académie de Versailles invitait un certain David Dumortier, travesti, à faire connaître sa poésie aux enfants des écoles.

L’énergumènese se disait lui-même « ami du mensonge » et « salope au lit« , et préconisait la prostitution pour se venger du malheur.

Freud voyait la sexualité derrière l’œuvre d’Art : encore faut-il que le désir soit capable de se sublimer comme chez les Troubadours ou chez les Romantiques.

Chez ceux qui croient avoir deux sexes et qui en usent sans retenue, faute de vision spirituelle, il ne sort que de la matière, de la semence infertile et autres détails indescriptibles.

Dans sa biographie de Chateaubriand, André Maurois écrit que l’adolescent qui se pervertit en donnant libre cours à ses mœurs légères, a trouvé la voie du plaisir mais qu’il a manqué celle du génie.

Le recteur de Versailles vient de traîner Farida Belghoul devant un « tribunal » disciplinaire.

Notre insurgée a commis le crime de lèse-Éducation Nationale : elle réclame l’application de la méthode alphabétique pour enseigner la langue française, et condamne la prétendue « éducation sexuelle » qui parachève l’oeuvre de destruction morale et intellectuelle d’une institution à la dérive.

L’éléphant qui dans la mythologie indienne incarne la connaissance,  a une défense cassée : savoir, ce n’est pas toujours suffisant pour pouvoir, il faut  y ajouter de la volonté et du courage.

Symbole de l’Éducation Nationale, le « mammouth » qui se veut son frère a bien, lui,  ses deux défenses entières : comme les cornes du diable, elles symbolisent l’orgueil et le mensonge.

Le monstre inculte veut écraser de sa masse une enseignante qui lui a rappelé que 2 et 2 font 4 : déjà ruinée par une lourde amende , Farida Belghoul a beaucoup à perdre, si elle est sanctionnée.

C’est pour les enfants,

Pour nos enfants,

Pour tous les enfants,

Que Farida se bat depuis tant d’années, pour qu’ils jouissent de l’instruction qui leur permettra de devenir des hommes libres.

Apportons-lui nombreux,  notre aide et notre reconnaissance.

Jean-Michel Bessou

https://www.leetchi.com/c/conseil-discipline-farida-belghoul

 

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