Education sexuelle : une délégation de parents écrit au directeur d'école

Par Roman Rodriguez

Dans l’Est de la France, dans une école qu’on ne peut pas nommer, une délégation de dix mères de famille s’est adressée aujourd’hui au directeur d’école de leurs enfants. Puis leur porte-parole a rédigé le courrier ci-dessous qui rend compte de cet entretien. A lire à tout prix… Cette lettre peut également servir de modèles à d’autres parents dans d’autres écoles en l’adaptant à chaque situation précise.

Les arguments du directeur laissent pantois :

  1. il n’est pas directeur ;
  2. la loi Schiappa n’existe pas.

Il importe que les délégations de ce type se constituent tout le mois de septembre afin de recenser toutes les réponses des directeurs en poste dans toute la France. Réponses que nous exploiterons ultérieurement pour aider à vaincre le déni.

 

Monsieur,

Nous étions une dizaine de mamans ce matin, jour de rentrée 3 septembre 2018, à la grille de l’école.

J’étais le porte-parole de ce groupe de mères. En 2014, pendant les ABCD de l’Egalité nous étions déjà bien informées.

Vous avez bien voulu nous parler, et nous vous en remercions. Cependant, vous nous avez expliqué que vous n’étiez pas le chef d’établissement de l’école primaire de nos enfants et qu’il fallait s’adresser à l’inspecteur de notre académie.

Or, il n’est pas possible qu’un établissement scolaire ne soit pas dirigé par un directeur. Vous êtes donc certainement par arrêté d’affectation, nommé comme professeur des écoles faisant fonction de directeur d’école.

Nous n’avons pas eu le temps de vous livrer nos interrogations et nos inquiétudes car vous nous avez interrompues en disant que la loi Schiappa n’existait pas et qu’il s’agissait d’une propagande des réseaux sociaux.

Comment pouvez-vous dire une chose pareille ? Non seulement la loi Schiappa existe mais  de surcroît cette secrétaire d’Etat s’est également exprimée sur les médias officiels en disant qu’elle enverrait avec le ministre de l’Education Nationale Jean-Michel Blanquer une lettre aux recteurs de toutes les académies de France pour instaurer, trois séances d’éducation sexuelle cette année comme le prévoit la loi Aubry de 2001 (art. L312-16 du code de l’éducation).

Cette généralisation de l’application de la loi Aubry concerne, d’après les textes officiels, les écoles, les collèges et les lycées.

Vous ne pouvez donc ni vous tromper, ni insinuer que la loi Schiappa n’existe pas d’une part (comme en 2014 la théorie du genre), ni que la loi Aubry ne sera pas appliquée d’autre part.

Les textes officiels prouvent exactement le contraire, nous vous demandons de bien vouloir vous tenir informé en vous référant à la loi et à l’article ci-dessus nommés ainsi qu’à la loi Schiappa du 1er août 2018 en consultant les journaux officiels.

Comprenez bien, cher Monsieur, que nous n’accepterons pas des discutions inutiles. Pouvez-vous donc, au titre de votre fonction de directeur d’école, répondre à nos trois questions ainsi qu’à notre demande :

  • Quelles sont les dates prévues pour ces séances d’éducation sexuelle dans l’école de nos enfants, et les niveaux concernés ?
  • Quelles sont les noms des intervenants extérieurs et le nom de leurs associations ainsi que leurs numéros d’agréments ?
  • Quel est le contenu des programmes de ces trois séances pour l’école de nos enfants ?

Enfin, nous souhaitons que des parents soient présents au titre d’observateurs au cours de ces séances. C’est pourquoi nous vous demandons que deux parents soient présents à chacune de ces séances. Ceci dit, dans le cadre des textes en vigueur qui reconnaissent aux parents le droit d’être tenus informés par l’école : « les parents font partie intégrante de la communauté éducative scolaire ».

D’après les textes, en effet, « la coéducation doit se concrétiser par une participation accrue des parents à l’action éducative (…) ».

http://www.education.gouv.fr/cid50506/les-parents-a-l-ecole.html

Dans le lien ci-dessus, vous verrez que l’Education Nationale prévoit « d’ouvrir les portes de l’école pour redynamiser le dialogue avec les parents. » En conséquence, nous vous demandons de bien vouloir respecter les textes concernant le droit des parents à l’école.

C’est dans cet esprit que nous vous demandons de bien vouloir répondre à nos questions et de répondre favorablement à notre demande.

Nous attendons votre réponse par retour de courrier à l’adresse suivante :………

Bien cordialement,

Pour le respect des droits des parents à l’école,

Date et Signature

6 commentaires sur “Education sexuelle : une délégation de parents écrit au directeur d'école”

  1. Les textes existent. C’est une collaboration avec le ministère de la santé, c’est par ce biais que seront envoyés les intervenants. Le principe est le droit à la santé pour tout enfant, quitte à aller contre le rôle des parent, qui deviennent de simples coopérants obligés. Dans ce cadre, l’éducation perverse au sexe, à un âge où les enfants n’en ont strictement pas besoin, se place dans l’optique des textes de l’OMS pour l’Europe, déjà dénoncés maintes fois. Par ailleurs la politique de santé est européanisée par le biais des régions, et les personnels sociaux sont formés par des financements régionaux redistribués dans les collectivités locales: Ainsi l’enseignement au sexe, l’intrusion à leur intimité, échappe, et aux parents, et à l’éducation nationale, et ax droits de l’enfant: Les personnels de santé dans les lycées, les collèges, dans les départements, les municipalités, ayant à répondre essentiellement au ministère de la santé, et aux plans de santé régionaux financés par l’UE.

  2. @ monsieur Ahmed :
    Bonjour,

    Je me permets de vous interpeller ici, car ce sujet me passionne (un peu). J’aime bien discuter en gros. Faut pas y voir chez moi la recherche permanente de la polémique. Mais croyez bien que ce que vous dites est très important et est une erreur de stratégie. Qui conduit vers les terres stériles du coup d’épée dans l’eau. C’est pourquoi je me permets de vous le dire.

    Ici il faut bien comprendre que la recherche permanente et systématique de la respectabilité (comprenez ici : non je ne suis pas un fou, non je suis pas un complotiste) ne mène à rien. Puisque en vous mettant dans cette position là, vous vous rabaissez tout seul. Vous admettez que vous avez tord en gros, alors que c’est faux. Et vous donnez une caution à l’ennemi. Il marque un point. 0-1. Parce que l’ennemi ici vous demande de vous prosterner. Ni plus, ni mois. Et sachez bien qu’aux yeux de l’ennemi, vous ne vous abaisserez jamais assez. Parce que l’ennemi ne veut pas discuter avec vous. Il n’y a pas de débats entre vous et lui. Vous êtes (pour lui) un putain d’enfoiré, qui veut lui niquer son petit « buisness ». C’est comme l’agneau qui veut débattre avec le loup. Absurde.

    Pour en revenir à votre proposition, c’est simple si on invoque le droit ici, on ne gagnera pas. Puisqu’il n’est pas de notre côté, le droit. Parce que d’une ce n’est pas nous qui le faisons et de deux ce n’est pas nous qui le mettons en application. Le droit ce n’est qu’un instrument de pouvoir, pour faire court. Façonné comme il veut par le dit pourvoir. Demain on gagne, le droit change pas de soucis là-dessus. L’instrument est ici aux mains de l’ennemi. Donc c’est mort. Ce n’est pas ici le problème. Ce qu’il faut (je crois) c’est une rupture nette avec la république et une fidélité sans failles au Royaume des Lys et d’abord et avant tout à son Roi, Notre Seigneur Jésus-Christ et à son Église. Pas de discussion. Pas d’agitation. Pas d’isolation. Pas de sécession. Et surtout pas faire un État dans l’État (« lobby » = poubelle). Une rupture. Franche. Pour faire simple : on vous emmerde. La France c’est nous, ce n’est pas eux aux dernières nouvelles. Nous sommes légitime pour le faire donc. Mais je suis conscient que pour faire cela, il faut (pour utiliser une image parlante) se couper un bras. Faire des sacrifices. De gros sacrifices. Et voilà le vrai problème actuellement. Le déni existe oui. Les fausses solutions aussi. Les faux (je ne dis pas que vous êtes un faux) se complaisent dans tout cela, pour éviter le vrai remède de cheval qui va faire très mal tant au corps, qu’au porte-monnaie, qu’à l’entre-soit, qu’au petit trains-trains quotidien. Il faut engager un combat, c’est une guerre. En face c’est très bien compris. Tant que cela n’est pas assimilé chez nous, et bien c’est mort pour nous. Ne jamais utiliser les armes de l’ennemi, pour l’abattre.

    Bien à vous

  3. Je suis grand père de 10 enfants tous de bas âges , il ne faut pas laisser passer cette loi la constitution le permet et la bonne education des petits enfants est une obligation de l’etat En premier et des parents
    Il y a des associations qui font du lobbing

  4. Bonsoir,

    Je veux pas jouer les troubles fêtes, mais : de qui se revendique cette nouvelle contestation ? Je sais que c’est tentant de saisir les trop rares perches qu’on nous tends. Mais il faut peut-être faire attention, attendre un peu de voir ce ça donne. Pour ensuite soutenir ou non la dite contestation. J’dis pas que c’est un faux truc ou quoi, mais que je sens pas ce nouveau truc. Chacun fait ce qui veut, bien sûr. Mais attendons de voir non ?

    Bonne soirée

  5. quand on n’associe pas les parents d’élève à n’importe quel projet relatif à l’éducation sexuelle on doute bien fort que quelque chose se prépare au détriment de l’éducation et l’enseignement de nos enfants

  6. Brillant ! Beau travail de ces parents! Comme prévu les réponses loufoques et délirantes ne se font pas attendre « la loi Sciappa n’existe pas », »je ne suis pas directeur », Najet sors de ce corps.

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