Tunisie : introduction de la théorie du genre pour féminiser les garçons

Par Farida Belghoul

Nouvelle vidéo de Latifa Sassi qui poursuit sa lecture de l’ouvrage collectif tunisien intitulé « Droits sexuels, droits humains à part entière ».

 

 

Tunisie – Les « études de genre » seront enseignées à l’université: Entretien avec Dalenda Largueche

 

Les études de genre (Gender studies) seront enseignées à la rentrée en troisième cycle dans une université à Tunis. La nouvelle avait été annoncée par Habib Kazdaghli, doyen de la Faculté de la Manouba au sein de laquelle ce cursus sera créé.

Les études de genre sont un champ de recherche qui vise à montrer que l’identité sexuelle n’est pas déterminée par le biologique, mais est apprise et dictée à l’individu par la société. Sauf que ce champs d’études né aux Etats-Unis dans les années 60 a tendance à échauffer les esprits. Dernièrement en France, son enseignement supposé avait provoqué une mobilisation de détracteurs virulents qui le soupçonnaient de « nier la réalité biologique ».

Dalenda Largueche, enseignante d’histoire à l’université de la Manouba, est à l’origine du Master « Genre, société et culture ». Dans un entretien accordé au HuffPost Tunisie, elle en dit plus sur cet enseignement d’un nouveau genre, en Tunisie!

HuffPost Tunisie: Quel besoin a fait naître ce nouveau master?

Dalenda Largueche: Comme je m’intéresse avec plusieurs professeurs depuis plusieurs années à l’enseignement des questions liées aux femmes, nous avions créé avant la révolution un master « Etudes féminines ». L’Etat avait malheureusement donné son accord pour un master professionnel et non pour un master de recherche. Cela s’est arrêté en 2009 sans déboucher sur grand chose. Le master « Genre, société et culture » est dans la continuité féministe de ce travail. Par ailleurs, il y a beaucoup de compétences en Tunisie qui travaillent sur le genre mais elles sont éparpillées sur plusieurs établissements. Nous avons voulu nous réunir au sein d’un seul cursus.

En quoi consistera la formation?

Une formation sur les rapports sociaux entre les sexe à travers des angles différents: histoire, lettres, philosophie, sociologie… Le concept de genre réfère aux représentations sociales et culturelles des hommes et des femmes dans une société donnée. Il s’agit d’apprendre scientifiquement aux étudiants à déconstruire les rapports de domination d’un sexe masculin, bâti sur de pures représentations sociales et religieuses. Aussi, ils doivent savoir analyser la notion de « sexe » à travers les sciences humaines, en s’ouvrant sur plusieurs disciplines. Des enseignants comme Raja Ben Slama, Hafidha Chakir, Amel Grami, Saloua Charfi, vont donner des cours de droit, de littérature, d’histoire, de sociologie… Nous enseignerons des auteurs comme Joan Wallach Scott, Simone de Beauvoir, Nawal Saadaoui et nous relaterons l’histoire des féminismes dans le monde.

Le ministère de la Femme a-t-il participé à l’élaboration de cet enseignement?

Oui. Ce cursus se fera en partenariat avec le CREDIF, un centre de promotion de la condition de la femme sous tutelle du ministère de la Femme.

N’avez-vous pas peur de faire de la recherche trop engagée?

Nous sommes clairement féministes. Dans la recherche, je pense que l’engagement est important et il a été indispensable dans notre cas. Il aura quand même fallu que des universitaires femmes imposent ce genre d’études pour qu’un master voit le jour à la Manouba. Il fallait de l’engagement pour changer les choses.

Que pensez-vous de la polémique qu’a provoqué l’enseignement de cette discipline en France?

D’abord il y a une différence entre la Tunisie et la France où la polémique portait sur l’éducation primaire et secondaire. Après c’était la droite et les conservateurs qui ont voulu instrumentaliser cette affaire pour des considérations politiciennes. Quoi qu’il en soit, nous ne sommes pas là pour changer la composition biologique mais plutôt pour contribuer à changer les mentalités en Tunisie. Et le fait de nous permettre de faire ce master à l’université tunisienne, prouve d’une façon ou d’une autre que les mentalités ont changé.

Source : huffpostmaghreb.com

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1 commentaire sur “Tunisie : introduction de la théorie du genre pour féminiser les garçons”

  1. « Les études de genre sont un champ de recherche qui vise à montrer que l’identité sexuelle n’est pas déterminée par le biologique, mais est apprise et dictée à l’individu par la société » … Ceci est faux. Le pseudogenre est une idéologie et non un champ de recherche, car sinon il inclurait la neurologie, la psychologie, la biologie… or sa matière est la sociologie et le juridique. La réalité est toute autre: L’identité sexuée est déterminée avant la naissance par la structure sexuée du cerveau. Ce sont les mensonges de John Money qui ont posé le pseudogenre sur la table, qui ont été publiés avec un soutien logistique de fondations milliardaires, durant ces 70 dernières années, introduites de force dans les écoles de médecine par le biais de la sexologie médicale, ou en dehors, par la sociologie du féminisme radical aux Etat-unis. Jamais ce pseudogenre n’a existé ou n’a été démontré, mais on nous demande sans cesse de prouver qu’il n’existe pas. Le pseudogenre repose sur des recherches mensongères de John Money qui a caché les preuves que son idéologie ne tenait pas debout, selon laquelle l’enfant avant deux ans, pouvait être élevé dans un sexe ou l’autre et adoptait le sexe qu’on lui proposait. On sait qu’il a tenté de faire passer un petit jumeau comme fille et que ça a été un échec total, mais, malgré cela il a continué d’être publié, invité à travers le monde et a été intégré à l’idéologie pédoperverse de Kinsey. Ses ouvrages ont été traduits à travers le monde entier, qui a donc cru que le sexe n’était que le produit de ‘l’élevage’, c’est à dire que le bébé serait le produit du sexe qu’on a choisi pour lui. Or, on sait que c’est faux, d’une part l’échec de Money à le montrer, et d’autre part les expériences chez le rat , ainsi que les perturbateurs hormonaux qui ont masculinisé des bébé-filles dans le ventre de leur maman, ces filles adoptant une personnalité masculine, montrent que le cerveau est sexué et que l’identité sexuée n’en est qu’une résultante. Nombre d’expériences, ou de constats fait accidentellement, montrent que l’identité sexuée est liée à la structure du cerveau, et non principalement l’expérience que fera l’enfant du monde. Puis je voudrai dire, oui, bien sûr, avant deux ans, qui créerait les stéréotypes? …Les parents , bien sûr. On voit bien que cette idéologie sert un autre but, un but caché , celui là. Il s’agit de détruire la famille et la personne visée est la mère. Il s’agit d’eugénisme. Alors on ne peut pas douter de la sincérité des femmes qui croient lutter pour la libération de la parole des femmes en Tunisie, c’est un peu naïf de le croire, car on ne veut plus de sexes, on veut des genres mobiles et indéfinis, mais que devient la mère en tant qu’elle porte la vie, et que donc elle est différente de l’homme fondamentalement , que sa vie entière est tournée vers la famille, et on lui dit, vous êtes l’égale de l’homme, vous pouvez travailler, être indépendante et vous émanciper… Souvenez-vous d’une certaine Najat Belkacem, ministre des femmes, qui vous proposait sans sourciller de devenir maçonne….Est ce cela libérer la parole des femmes dans son authenticité?, est ce cela la spécificité des femmes? Non bien entendu, le but n’est pas de libérer les mères des contraintes d’une vie qui n’est plus faite pour elles, où elles ne sont pas protégées spécifiquement parce qu’elles sont femmes. Derrière les droits des femmes, il y a la mise à jour de l’agenda mondial, qui veut supprimer la transmission de la vie, supprimer les enfants en ne les faisant pas naître, d’ailleurs quel est le but du planning familial, Tunisien comme ailleurs? Contraception et avortement, n’est-ce pas eugéniste, ça?

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