Toubon c'est bon pour le journal La Croix

Par Fabienne Boulanger

Le site catholique La Croix qui estimait le 2 décembre 2016 que « les élèves du public étaient peu informés sur la sexualité » vient de commettre une interview de Toubon qui s’impatiente de voir l’éducation au sexe dans toutes les écoles. Pour La Croix Toubon c’est tout bon. Pourtant, le visage du politicien ne dit plus rien qui vaille… Pour lui, la généralisation de « ces cours » est urgente… Voici quelques extraits de cette interview. La Croix ne signale pas le double discours du politicien (sur la GPA notamment), et cautionne visiblement (par sa neutralité) ses arguments de « santé publique » et de « lutte contre le harcèlement ». Comme si nos enfants allaient à l’école pour ça…

 

LC : Concernant les débats actuels sur les viols sur mineurs, vous affichez une certaine prudence vis-à-vis de l’idée consistant à fixer un âge au-dessous duquel le mineur ne pourrait pas être présumé consentant. Pourquoi ?

J. T. : J’affiche une prudence certaine vis-à-vis de l’attitude qui consiste à faire des lois de circonstance à la suite d’affaires judiciaires, aussi choquantes soient-elles. Si nous trouvons tout à fait souhaitable d’adopter cette présomption de non-consentement, nous soulignons néanmoins que ses implications seront importantes et que nous ne pourrons pas faire l’économie d’une réflexion globale.

LC : Vous appelez à revoir profondément l’éducation à la sexualité. Sur quelles bases doit-elle être repensée ?

J. T. : La mise en place de cette formation, obligatoire depuis quinze ans, est très lacunaire. Ainsi, un quart des établissements avouent ne pas proposer du tout d’éducation sexuelle. D’autre part, quand celle-ci est dispensée, elle reste très orientée vers l’information à caractère sanitaire. Beaucoup d’adolescents ne voient de la sexualité que les situations pathologiques : lutte contre le VIH, etc. Nous appelons à proposer une éducation de base qui présenterait tous les aspects psychologiques, sociaux affectifs et reproductifs. J’insiste sur le fait que les parents doivent être associés à l’organisation de cet enseignement… Cette réforme est urgente. On le voit bien aujourd’hui avec le scandale du harcèlement. Il faut mener un travail afin de déconstruire les préjugés et détruire l’idée que la domination des hommes sur les femmes serait un état de nature. L’éducation à la sexualité doit donc permettre de donner accès aux informations utiles à la vie de chacun tout en participant à la construction d’une société dans laquelle l’égalité des femmes et des hommes sera naturelle et réelle.

LC : Vous proposez aussi de soumettre les intervenants extérieurs à la signature d’une charte. L’Enseignement catholique sous contrat y sera-t-il soumis ?

J. T. : L’idée est de combattre dans tous les établissements le flou qui entoure ces interventions. Pour l’instant, en effet, on n’a pas les moyens de savoir si les associations ou intervenants sont compétents. Nous pensons qu’au titre des droits de l’enfant et des obligations de l’État vis-à-vis des conventions internationales, on ne peut pas traiter différemment le privé et le public. Les droits ne sont pas à géométrie variable. Les associations catholiques désireuses d’intervenir dans les établissements catholiques devraient donc signer cette charte.

LC : Vous veillerez, enfin, à ce que les liens de filiation puissent être établis pour les enfants nés par GPA à l’étranger. Pensez-vous qu’il faille aller encore plus loin que la jurisprudence actuelle et consacrer une transcription automatique ?

J. T. : Non, je dis simplement qu’il faut appliquer les textes et la jurisprudence. J’approuve l’interdiction de la GPA dans notre pays. En revanche, refuser aux enfants qui sont nés de mères porteuses à l’étranger de se voir reconnaître la totalité de leur filiation me paraît contraire aux droits et à l’intérêt supérieur de l’enfant. Régulièrement, nous sommes saisis par des plaignants qui disent que tel ou tel tribunal a refusé cette transcription.

Ceci dit, sur l’ensemble de ces questions qui impliquent nos convictions profondes, je reste optimiste. Je pense que la société a considérablement évolué et que les débats sont aujourd’hui plus apaisés. En tant que garant de l’effectivité des droits, j’espère que les débats sur la bioéthique et la PMA seront marqués de rationalité et permettront d’ouvrir de nouveaux droits conformes à l’exigence d’égalité.

Source : la-croix.com

Pour rappel, voici une vidéo qui remettra les pendules à l’heure qui montre très précisément ce que recouvre les cours d’éducation sexuelle :

L’éjaculation au programme en CM1

 

1 commentaire sur “Toubon c'est bon pour le journal La Croix”

  1. Qu’il s’occupe d’enseigner la sexualité à ses propres enfants ou petits enfants dès leur naissances s’il le souhaite! il ne le fera surement pas mais néanmoins étendre sa perversité aux autres enfants est pour lui une préoccupation urgente!!

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