PMA : témoignage d'un enfant né d'un aban(don)

Par Maria Poumier

Clément Roussial né grâce à une insémination artificielle, avec donneur anonyme. Né d’un irresponsable anonyme acheté par une cinglée se croyant toute puissante.

Alors que le lobby LGBT veut l’imposer coûte que coûte et généraliser la Paternité Assassinée et Massacrée (PMA), des témoignages voient le jour de ces enfants sacrifiés  à l’égoïsme et la folie de leurs géniteurs.

Témoignage poignant : « Nous sommes une génération d’abandonnés, orphelins de nos origines »…

« Nous avons à présent un recul de plus de 40 ans sur ces techniques. L’ouverture de l’assistance médicale à la procréation implique au préalable le devoir impérieux de prendre en compte notre expérience, celle des parents et des donneurs », scandent les membres de l’association Procréation médicalement anonyme (PMA) qui militent pour l’accès aux origines. Un débat complexe, où se font aussi entendre des partisans de l’anonymat. « À 12 ans, j’ai commencé à avoir des doutes. J’avais du mal à trouver les ressemblances avec mon père. Lors d’une promenade au bord de l’eau, il m’a finalement confié qu’il n’était pas la personne qui m’avait fait. J’ai sauté dans ses bras. C’était un choc, mais aussi un soulagement. Avant j’imaginais un viol, une adoption », confie Clément Roussial.

Âgé de 23 ans, il étudie aujourd’hui le droit des libertés fondamentales, « influencé par mon histoire personnelle, motivé par une sensation d’injustice », reconnaît en riant ce jeune homme né grâce à une insémination artificielle avec donneur anonyme.« À l’époque, cette révélation n’a pas changé nos relations. Un père, c’est celui qui se lève pour vous tous les matins, celui qui vous apprend à pêcher…», explique Clément, avant d’évoquer la face plus sombre de son histoire, à l’adolescence. « Je me suis mis à la recherche de mes origines. Je me suis trop accroché à la génétique. J’ai aussi eu l’impression que l’on m’avait fait signer un contrat sans que je le sache. Je suis allé voir un psychologue, puis un médecin du Cecos où j’avais été conçu. Il m’a fait miroiter mon dossier, mais je savais qu’il ne me le donnerait pas alors qu’il risquait une sanction pénale », raconte Clément.

Savoir qu’un Cecos détient le secret de vos origines génétiques, que cette identité existe, mais qu’elle vous est interdite, c’est une « forme de torture psychologique », « la partie de l’histoire impossible à accepter », s’accordent à penser tous les enfants nés d’un don, membres de l’association. C’est ce principe que ces derniers veulent voir nuancer. « Nous plaidons pour la reconnaissance du droit à la connaissance de leurs origines pour les enfants, à leur majorité et avec l’accord du donneur », rappelle Audrey Gauvin, sa présidente.

Extraits de l’article de Agnès Leclair.

 

Source : lefigaro.fr

Agnès Leclair – Le Figaro

 

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