Pilule et cancer du sein

Par Claire Charpentier

Carolyn Moynihan nous informe sur le site américain mercatornet.com qu’une étude danoise de grande envergure a montré que la contraception hormonale augmente le risque de cancer du sein de 20 % au total.

Le lien entre la pilule et le cancer du sein est une vieille histoire nous dit-elle, mais il a toujours été minimisé par rapport aux avantages de ne pas tomber enceinte. Combien de femmes ont été averties de ce risque, et d’autres aussi y compris le cancer du col de l’utérus et les caillots sanguins, par leur médecin lorsqu’on leur a remis une ordonnance pour la pilule ou un stérilet hormonal ?

Les scientifiques du contrôle des naissances espéraient qu’ils s’en sortiraient mieux avec une nouvelle génération de concoctions hormonales, mais le risque démontré par l’étude danoise est de même ampleur que les risques accrus associés aux pilules contraceptives utilisées dans les années 1980 et avant.

Il s’agit d’une étude prospective qui a suivi 1,8 million de Danoises pendant plus d’une décennie qui a estimé que pour 100 000 femmes, l’utilisation de contraceptifs hormonaux cause 13 nouveaux cas de cancer du sein par an. C’est-à-dire que pour 100 000 femmes qui utilisent des contraceptifs hormonaux, il y a 68 cas de cancer du sein par an, contre 55 cas par an chez les non utilisatrices.

Près de 10 millions d’Américaines utilisent des contraceptifs oraux et de plus en plus de femmes utilisent d’autres méthodes hormonales. Cela signifierait, d’après les estimations des chercheurs danois, au moins 6 800 cas de cancer du sein par an aux États-Unis liés à l’utilisation de contraceptifs.

Et les chiffres continuent de progresser, parce que le risque augmente avec l’âge et la durée d’utilisation (indiquant une relation de cause à effet), et les femmes instruites, qui retardent habituellement la procréation jusqu’au mariage, mais qui ont tendance à se marier vers les 30 ans, pourraient facilement avoir 10 ans de contraception ininterrompue.

Les femmes qui sont demeurées sous hormones pendant 10 ans ou plus ont connu une augmentation de 38 % de leur risque de développer un cancer du sein, comparativement aux femmes qui n’étaient pas utilisatrices. En revanche, on n’a observé aucun risque accru de cancer du sein chez les femmes qui utilisaient des hormones depuis moins d’un an.

Alors, que faire ? Le Dr Weiss suggère aux femmes d’essayer des méthodes comme le diaphragme, le stérilet non hormonal ou les préservatifs. « Ce n’est pas comme si vous n’aviez pas le choix », a-t-elle dit.

Le seul choix que personne n’a mentionné était la sensibilisation basée sur la fertilité (planification familiale naturelle) et nous savons pourquoi. L’approche technologique masculine qui domine dans le domaine de ce que l’on appelle la planification familiale est basée sur la méfiance des femmes et le désir de contrôler leur fécondité collective à d’autres fins, y compris le fait de gagner beaucoup d’argent en leur vendant des contraceptifs.

Mais les jeunes femmes commencent à voir clair et se demandent pourquoi elles devraient prendre des médicaments pour soigner leur corps en bonne santé, se sentir mal et risquer de se faire du tort parce que leur mère a avalé ses pilules avec obéissance. Les dernières découvertes en matière de contraception hormonale ne peuvent que les encourager.

Source https://www.mercatornet.com/family_edge/view/another-reason-for-millennial-women-to-shun-the-pill/20825

 

 

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