Pédocriminalité : les évêques chiliens démissionnent

Par Faouzi Benyahia

Pédocriminalité dans l’Eglise catholique : 34 évêques chiliens ont remis leur démission au pape.

C’est l’ensemble de la hiérarchie de l’Église catholique chilienne qui a présenté vendredi sa démission dans le cadre d’un énorme scandale de pédophilie et alors que l’église de ce pays d’Amérique du Sud aurait couvert de nombreuses affaires de pédophilie.

Ce document de dix pages s’appuie sur « un rapport (non publié) de 2 300 pages rédigé par les deux enquêteurs que le pape a dépêchés auprès des victimes d’agressions sexuelles et d’abus de pouvoir commis au sein de l’Eglise chilienne ». On y apprend notamment que des religieux expulsés de leur ordre pour « comportements immoraux » ont été accueillis dans d’autres diocèses avec des charges comportant « un contact quotidien et direct avec des mineurs ».

Le pape tente-t-il de faire oublier le fiasco médiatique de son voyage au Chili en janvier dernier ? À l’époque, il avait défendu avec force un évêque chilien, Juan Barros, pourtant soupçonné d’avoir caché les actes de pédophilie du père Fernando Karadima.

En avril, les conclusions des 2 300 pages de l’enquête, dont 64 témoignages recueillis au Chili et aux États-Unis, ont profondément modifié l’avis du souverain pontife qui a alors reconnu avoir commis de « graves erreurs » d’appréciation dues à un « manque d’informations véridiques et équilibrées ». 

Tant que les pédocriminels ne seront pas condamnés à mort en place publique (afin de décourager les autres éventuels candidats), il ne sert à rien de présenter ses excuses… Dans l’Eglise, comme ailleurs, le crime de pédocriminalité doit être châtié à la hauteur de ce qu’il représente comme torture aux conséquences mortifères innombrables et durables.

 

 

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