2 commentaires sur “L'illégitimité de la république”

  1. La République a voulu s’ériger en église contre le Christianisme, alors que le Peuple n’attendait qu’une chose : qu’un État discrédité respectât mieux les valeurs chrétiennes dans sa politique. Le roi et les prêtres faisaient partie du paysage culturel, au fond ce n’est pas eux que la Révolution telle que le Peuple la concevait, voulait remettre en cause.

    Le problème, c’est que les Jacobins et autres factions, n’étaient absolument pas les représentants du Peuple : infectés de franc-maçonnerie, les politiciens issus de la Révolution faisaient semblant de croire que la volonté du Peuple c’était d’imposer à la Nation la tyrannie d’une secte.
    Cette duperie se poursuit aujourd’hui : les électeurs croient voter pour l’ordre et la justice sociale, et le pouvoir qu’ils mettent en place n’incarne finalement que des intérêts financiers ou des idéologies sectaires.

    Je n’affirme pas que la volonté du Peuple soit toujours bonne, mais enfin un peuple bien éduqué surmonte ses démons naturels et se comporte à peu près comme Dieu l’attend – quand ce n’est point par un mouvement de l’âme, c’est au moins par respect d’une norme de comportement social, ce qui n’est déjà pas si mal…

    Mais il est clair que la Révolution n’a pas accompli la volonté populaire, et la politique républicaine d’aujourd’hui, encore moins : les rues s’emplissent de SDF parfois discrèdités par des politiciens indignes, et la fameuse « fraternité républicaine » montre son vrai visage qui est celui d’une mafia de nouveaux privilégiés.

    Ce que voulait le Peuple, Alexandre Dumas l’a sans doute bien évoqué dans un de ses romans, où il nous révèle les paroles originelles du Ça Ira, celles que les prêtres chantaient avec leurs ouailles qu’ils emmenaient présenter ses doléances à Versailles :

    – « Ah, ça ira, ça ira, ça ira…
    Suivant les princip(es) de l’Évangile,
    Ah, ça ira, ça ira, ça ira… :
    Tout ce qui s’élève on l’abaissera,
    Tout ce qui s’abaisse on l’élèvera ! »

    Il y avait donc certes dans le Peuple une volonté de changement, mais suivant « les Principes de l’Évangile » : « on » ne voulait massacrer personne, et la perspective était une grande réconciliation de toutes les classes sociales, unies par la volonté commune d’instaurer un ordre plus juste placé sous la bénédiction de Dieu.

    Quant à pervertir les enfants comme le pouvoir le fait aujourd’hui, c’était inconcevable ! : Même parmi la populace la plus aigrie contre Marie-Antoinette qu’un tribunal envoyait à la mort, il se trouva des voix pour protester lorsque la voix vile d’un accusateur public proféra des injures laissant entendre que la Reine aurait eu des relations coupables avec ses enfants. Marie-Antoinette en appela « aux mères », et trouva immédiatement des mères pour braver l’échafaud en la défendant.

    On oublie souvent de dire, au sujet de l’Abolition des Privilèges qui était d’ailleurs souhaitable, que les Aristocrates la votèrent avec conviction : on aimerait retrouver la même noblesse d’âme chez les parasites qui encombrent l’Assemblée Nationale aujourd’hui !
    Qu’ont-ils fait d’une Révolution qui fut d’abord chrétienne, mais qui fut confisquée par les Jacobins avant de s’adonner à la vile et exclusive passion de l’Argent, avant de s’avilir encore jusqu’à porter atteinte aujourd’hui à l’innocence sexuelle des enfants ?

    Une révolution est nécessaire pour abolir la tyrannie, quelle que soit le nom qu’elle se donne : « République », « Nouvel Ordre Mondial », « New Age » ou n’importe quoi d’autre.
    Mais cette révolution qui serait nécessairement énergique puisque l’idéal de JUSTICE a besoin de la force pour se réaliser dans les faits, doit commencer par une « révolution » intérieure et personnelle à chacun : abandonner les convoitises illusoires, ne point poursuivre des chimères modernistes et des mirages éphémères d’un « progrès » qui s’abolit lui-même à chaque nouvelle avancée technologique, mais se laisser éclairer par la vraie lumière sui est celle de l’AMOUR.

    Pour cela, pour cette révolution spirituelle avant d’être matérielle, les hommes et les femmes de bonne volonté qui se réclament des religions révélées, doivent s’entendre, pour leur bien et pour celui de tous.

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