Les piliers de l'athéisme

Par Maria Poumier

La question des preuves de l’existence de Dieu donne lieu à des exercices de la raison qui a toujours passionné les penseurs. Tandis qu’il suffit à l’enfant de répondre tout simplement que l’existence de Dieu est une évidence, qui nous est donnée par le fait que nous ne saurions avoir créé tout ce qui nous a précédés.

Sébastien Renault cherche les bases cachées du matérialisme régnant dans le monde scientifique. Il ne s’agit pas d’agnosticisme, mais d’une véritable foi inadmissible du point de vue logique. Démonstration en deux temps ci-dessous, d’un point de vue logique, physique et métaphysique.

 

 

 

1 commentaire sur “Les piliers de l'athéisme”

  1. Il est un Dieu : c’est une évidence. Mais comme toutes les évidences premières, celle-ci est absolument indémontrable : le raisonnement n’a pas été conçu pour s’attaquer à un sujet aussi élevé.

    L’athéisme, c’est d’abord une question d’orgueil ! Il est intéressant de comparer ce qu’enseignent la Bible et le Coran à ce sujet, et d’en tirer des conclusions.
    Jésus explique à ses disciples que Satan était le « porteur de lumière », l’ange chargé de la Connaissance.
    La Genèse représente Satan sous la figure du serpent qui tente Adam et Ève en leur proposant de manger le fruit de l’arbre de la Connaissance (du bien et du mal), et Dieu lui dit :  » désormais tu ramperas sur ton ventre ».
    Le Coran raconte que Satan refuse de se prosterner devant l’homme comme Dieu le lui ordonne, et ce Livre rapporte la réponse de Satan : « Je ne me prosternerai pas devant l’homme, car Tu m’as créé de feu, tandis que tu ne l’as créé que de terre. »

    C’est un même enseignement !

    Ce « feu » dont Satan est fait, cette « lumière » qu’il porte, c’est la Connaissance, ou peut-être l’intelligence « pure » : Satan a l’illusion de posséder la vérité, car il croit que l’intelligence suffit pour y accéder. C’est aujourd’hui encore la démarche de beaucoup d’ingénieurs et d’idéologues au cœur sec : leur connaissance engendre un monde qui ressemble à l’enfer, mais nulle compassion ne les empêche de mettre en œuvre leur froide logique, et de faire le malheur des peuples.
    Pire encore : certains assimilent cette froideur intellectuelle à une forme de divinité, une sorte de Brahma impersonnel auxquels ils cherchent à s’identifier – ce « dieu » n’est autre que Satan sous un autre nom, et la franc-maçonnerie en a fait son « grand architecte de l’Univers »…

    Pourtant la connaissance pure, la froide logique, sont bien incapables de traiter des sujets élevés, de Dieu, de l’Amour… : elle « rampe sur son ventre », pour avoir refusé de se « prosterner devant l’homme », c’est-à-dire de reconnaître que l’Amour, que l’essence de l’âme humaine, lui échappe.

    Si l’on devait chercher le Sublime, ce n’est pas dans les merveilleux monuments de l’Architecture qu’il faudrait se tourner : on le trouverait plutôt dans les sacrifices auxquels consent une mère pour ses enfants.
    Mais l’athéisme ressent cette vérité comme une humiliation : c’est pourquoi les idéologies modernes ne recherchent plus à imiter la splendeur divine comme le faisaient encore l’hindouisme et la religion des Égyptiens. Les idéologies modernes font de l’athéisme leur fondement, et leur but est la destruction de la Vie !

    L’humanité paie très cher la jalousie de Satan, qui créa peut-être le porc en s’imaginant surpasser Dieu qui venait de créer le cheval…

    L’athéisme est en vérité la plus mystique de toutes les religions : c’est même une croyance passionnée en Dieu ! Mais cette passion, c’est la Haine. Être athée, ce n’est pas « ne pas croire en Dieu », c’est vouloir TUER Dieu en lui déclarant : – « Tu as dit à Moïse : « Je suis' ». Eh bien moi je Te dis que Tu n’es pas ! »

    Ce paradoxe illustre bien toute la folie de la raison, quand la raison méprise le cœur : dans l’esprit de l’homme se projettent des forces gigantesques qui le dépassent, et qui s’affrontent implacablement.

    Bergson, et les auteurs classiques avant lui, savaient que « le cœur a ses raisons, que la raison ne connaît pas » : il suffirait à l’humanité de méditer sur quelques bonnes maximes, pour échapper aux malheurs qui l’accablent.

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