Les imams républicains mangent-ils du porc en cachette ?

Par Farida Belghoul

C’est ce que suggère en tous cas leur silence systématique sur la présence de porc dans les vaccins, le maquillage, la nourriture industrielle et les médicaments.

C’est bien connu, celui qui en mange n’aime pas en manger tout seul. Comme le camé qui ne se drogue pas en solitaire car c’est trop triste. En conséquence, les prédicateurs véreux se taisent sur le sujet pour être accompagnés par leurs ouailles dans leur consommation clandestine de cochon  : bouffer, bouffer, il en restera toujours quelque chose de ces gélules, et rouge à lèvres, et yaourts « interdits par la religion ».

Dans ce reportage rassurant de la télévision, un rabbin qui a tout l’air de manger du porc en douce lui aussi explique doctement : « quand il s’agit d’un médicament, il n’y a aucune interdiction pour toutes les religions ». Premièrement il oublie un adjectif important : aucune interdiction quand il s’agit d’un médicament certes, à condition qu’il soit irremplaçable par un autre sans cochon. Deuxièmement, ce rabbin œcuménique porte-parole de toutes les religions est une aubaine pour les imams-sangliers : ça leur évite de se mouiller. Entre mangeurs de cochon clandestins, on se rend volontiers service.

Bruno, le charcutier, lui, ne fait pas de manières, il balance tout franchement : avec du rouge à lèvres de cochon, « il y a un porc entre ceux qui s’embrassent ».  La formule est jolie.

 

 

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