Le smartphone efface la mémoire

Par Farida Belghoul

Une étude réalisée par Jason Chan, professeur en psychologie à l’université d’État de l’Iowa, montre que nos souvenirs sont comme des documents Word : nous pouvons les éditer, les réécrire ou même les supprimer. Mais aujourd’hui, l’utilisation de nos smartphones ne serait pas sans conséquences sur notre mémoire.

Pour se forger un souvenir durable, il faut prêter attention. Or, nous prêtons moins attention au monde qui nous entoure lorsque nous prenons des photos. Les photographes compulsifs ont moins de souvenirs que les autres.

Emma Templeton, chercheuse en psychologie à l’université de Dartmouth explique que «les smartphones sont des distractions qui empêchent de prêter complètement attention à notre environnement ».

Les auteurs de cette étude soupçonnent que le fait de prendre des photos, tweeter pendant un évènement, envoyer des textos ou prendre des notes peut aussi provoquer des trous de mémoires.

Une autre étude rapportée par Vox montre toutefois que photographier améliore la mémoire visuelle. Cependant, les autres sens sont souvent laissés de côté. En conséquence, nos souvenirs ont tendance à être mono-sensoriels.

Faites le test : essayez de vous rappeler de la dernière photo que vous avez postée sur Facebook. Vous aurez tendance à la visualiser comme si vous étiez extérieur à la scène. Alixandra Barasch, experte en sciences cognitives, explique que c’est une conséquence directe du partage de nos images sur les réseaux sociaux.

«Cette perspective influe aussi sur notre façon de ressentir le souvenir en question. Les émotions associées sont souvent oubliées», précise-t-elle.

Des générations de plus en plus amnésiques ne se souviendront même plus du nom de Dieu.

Source : slate.fr

1 commentaire sur “Le smartphone efface la mémoire”

  1. Ce n’est pas le Coran qui le dit, mais une légende ou un conte arabe : le diable aurait dit à Dieu que l’invention de l’écriture ferait perdre la mémoire à l’homme.

    Toutefois, cela ne s’est pas réalisé : au prix d’une dépendance assumée par rapport au support matériel de ‘écriture, l’homme a même augmanté sa mémoire grâce à elle – même si depuis l’Antiquité l’on déplore l’incendie de la Bibliothèque d’Alexandrie…

    Les tenants du Tout-Progrès extrapolent, en disant que les supports numériques présenteront les mêmes avantages : c’est une erreur.
    En effet l’écriture manuscrite ou imprimée est encore à taille humaine, elle répond bien aux besoins de l’homme et elle reste sous son contrôle pour l’aider à se libérer de l’ignorance, tandis que l’arrière-plan des supports numérques de l’information ce sont les forces ténébreuses politico-industrielles qui asservissent l’homme par l’ignorance.

    Les premiers disques compacts, que l’on croyait éternels, étaient moins durables qu’un texte sur papyrus : si ce défaut esg aujourd’hui à pej près corrigé, la nature-même du support numérique fait qu’il s’inscrit dans une  » culture » de l’oubli, plutôt que dans la fixation des vérités éternelles.

    Le smartphone fait partie du « Mammon de l’injustice », de ces richesses éphémères dont Jésus recommande de ne faire qu’un juste usage : :comme l’argent, c’est « un bon serviteur, mais un mauvais maître ». Sachons rester des gens vrais malgré cette illusion, et des primitifs devant cette technologie : si le taux de DAS tend à baisser jusqu’à ne représenter qu’un danger bien moindre, les idées modernistes liées à la technologie restent par contre dangereuses, elles peuvent nous faire oublier notre vraie nature.

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