La Tunisie musulmane menacée par l'éducation sexuelle des enfants à l'école

Par Farida Belghoul

L’article tunisien ci-dessous reconnait le phénomène d’hypersexualisation des enfants. Mais à partir de ce constat que vont-ils envisager comme remède au mal ? Renversant pour un pays musulman, vous allez voir ! Vont-ils envisager de mettre en place une éducation spirituelle digne de ce nom, sans moralisme délétère, pour tirer les jeunes des griffes de la pornographie  ? Non, pas du tout ! Bien au contraire : « ils » veulent imposer aux écoles tunisiennes un programme d’éducation sexuelle à l’école ! Oui, renversant, les pays musulmans vont donc subir aussi cette marée noire, comme nous nous en doutions… et la Tunisie apparaît bel et bien comme un pays laboratoire.

Rappelons que l’éducation sexuelle est une idée d’Alfred Kinsey, le pédophage sado-masochiste, qui considérait que le bébé était orgasmique dès la naissance et qu’à ce titre il fallait donc l’éduquer sexuellement… en touchant son sexe notamment. C’est sur cette idée destructrice que l’éducation sexuelle est fondée. Kinsey est l’auteur de deux ouvrages sur la sexualité des hommes et des femmes qui furent le point de départ de la « révolution sexuelle ». Révolution qui entraîna les changements qu’on connaît aujourd’hui : reconnaissance institutionnelle de l’homosexualité pour l’imposer comme  une norme ; programmes abjects d’éducation sexuelle à l’école ; normalisation de la sodomie, de l’inceste, de la pédophagie, de la zoophilie…

L’esprit de ce malade d’Alfred Kinsey est sous-jacent à l’article tunisien ci-dessous, et se trouve d’emblée dans le titre de l’article qui semble bien déplorer que l’éducation sexuelle soit « la grande absente des écoles tunisiennes »…

Parents protecteurs de tous les pays, unissez-vous !

L’éducation sexuelle, grande absente des écoles tunisiennes

« L’éducation sexuelle complète en Tunisie » : tel était l’intitulé d’une conférence nationale qui s’est tenue le 4 et 5 juillet 2017 à Tunis et où la sexualité des jeunes a été placée sous la loupe d’experts – nationaux et étrangers – en santé sexuelle et reproductive, de sexologues, psychologues et de sociologues.

Cette question polémique a suscité l’intérêt de représentants de la société civile et de syndicalistes, qui ne cessent d’appeler à l’insertion de l’éducation sexuelle complète dans les programmes scolaires. L’ATSR (Association Tunisienne de la Santé de la Reproduction), chaperonnée par l’Initiative de l’Institut Arabe des Droits de l’Homme (IADH) et en collaboration avec le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA), ont souligné l’importance d’une telle démarche et notamment, de la sensibilisation de la jeunesse actuelle aux comportements sexuels à risque, à leurs conséquences et aux IST (infections sexuelles transmissibles). Précoce et peu encadrée, la sexualité des jeunes peut avoir des répercussions à vie, et non des moindres…

Quand sexualité rime avec tabou

Face à l’hyper-sexualisation des jeunes, une question ne cesse de tarauder l’opinion publique et une partie de la société civile tunisienne : doit–on intégrer l’éducation sexuelle dans les programmes scolaires tunisiens ? Un sujet maintes fois traité, qui s’empêtre aussitôt dans des dialogues houleux, et le tabou finit par clore le débat.

Mis à part quelques rares exceptions, les jeunes Tunisiens de 18 à 35 ans s’accordent à dire qu’ils n’ont jamais reçu de cours d’éducation sexuelle. Silence assourdissant de la part des adultes qui les entourent : professeurs et parents parlent peu, voire pas du tout, de sexe. Dans les familles, le terme est classé impudique et carrément déplacé, au même rang que les grossièretés. Même dans un milieu social considéré « ouvert », « moderniste » ou « progressiste », parents et enfants peuvent aller à des insinuations : le sexe peut être abordé, certes, mais de manière subtile.

Jeunes et adolescents, filles et garçons, affirment clairement qu’ils ont commencé à parler sexualité à un âge très précoce entre copains, d’une façon drôle et souvent totalement erronée. Le sexe est mal traité ou alors tourné en dérision, jusqu’à l’âge de 14 ou 15 ans, en 9ème année, quand les enseignants commencent à décortiquer la reproduction humaine dans un cours de sciences naturelles. « C’est là qu’on a commencé à faire le lien entre le sexe et la reproduction humaine », déclare Firas, 21 ans. Un constat presque unanimement partagé par une quinzaine de jeunes interrogés, issus de milieux sociaux divers.

Mis à part ces échanges fortuits, la télé a eu un impact majeur sur les jeunes téléspectateurs. L’érotisme et la pornographie sont désormais accessibles en permanence. Les jeunes développent leur culture sexuelle de la pire des manières, à un âge où les hormones sont en pleine effervescence. « Je lisais énormément de revues féminines qui consacraient une grande partie à la sexualité et mes parents étaient au courant », confie Rania, 24 ans« C’est ainsi que ma connaissance a été forgée sur le sujet, plusieurs de mes copines sont passées par là. On y ajoutant les films, les chansons, les clips, la vie de nos idoles, petit à petit, on se forge notre propre savoir », poursuit-elle.

Éduquer sexuellement : une mission délicate

Inclure l’éducation sexuelle dans les programmes scolaires est-il une tâche aisée à accomplir ? Zohra G., professeure à l’école des Beaux Arts de Nabeul, relativise : « Ce n’est pas un travail qui se fait du jour au lendemain. Je souligne la compétence des éducateurs. Il s’agit d’une mission très délicate. L’introduction des connaissances sexuelles varie selon les âges et les niveaux : il ne faut pas enseigner la sexualité à un écolier de la même façon qu’à un élève au lycée. Et j’insiste également sur le fait de désexualiser le problème, de le rendre naturel, de le dénuder de son caractère tabou. Instruire les jeunes très tôt et peaufiner leur culture leur permettra de prendre du recul et leur évitera toutes sortes de problèmes liés à la sexualité plus tard. Je note également que l’art éduque. Se laisser initier à l’art éclaire… L’histoire et l’art traitent depuis la nuit des temps de la procréation. Oui pour l’éducation sexuelle, mais il s’agit d’un travail titanesque sur le plan social, religieux et psychologique, à faire bien avant et à encadrer minutieusement. »

Dr. Meriem Mahbouli, psychiatre et psychothérapeute, précise qu’il faut impérativement limiter l’accès à Internet aux plus jeunes. « Ils sont déjà en phase de découverte, leur curiosité les amène vers des contenus à caractère pornographique qui n’ont strictement rien à avoir avec la sexualité dans la vraie vie. Éduquer sexuellement, c’est leur faire savoir que le sexe se pratique entre deux individus unis humainement et le dissocier de cette image bestiale trop souvent véhiculée de nos jours. »

Dr. Mahbouli précise qu’un programme, en cours d’élaboration par la Société Tunisienne de la Sexologie Clinique, a pour objectif d’introduire l’éducation sexuelle dans les établissements éducatifs. Le but n’est pas seulement d’éclairer les jeunes mais aussi de former des compétences capables d’assurer convenablement cette mission. Le bout du tunnel commence tout juste à s’entrevoir.

Haithem Haouel

Source : fawdha.com

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