La théorie du Big Bang ne vaut rien

Par Maria Poumier

La théorie du big bang et des trous noirs ne tient pas debout, comme toutes les théories idéologiques. Dans cet article, Sébastien Renault remet les pendules à l’heure et nous fait l’honneur d’un cours de cosmologie appliquée.  On verra, en suivant sa réflexion jusqu’au bout, qu’elle devrait satisfaire certains grands esprits critiques, et apaiser leur inévitable peur de la mort, quand l’heure s’en rapproche. Permettre au Pied divin de bloquer la porte qu’on veut Lui claquer au nez, ou quitter ce monde à reculons, dans la rancœur de n’obtenir que des reconnaissances posthumes qui seront forcément des trahisons, c’est toute la question.

« La science de ce monde n’est rien que vapeur… » (Saint Vincent Ferrier)

Il se trouve que je connais les travaux de Mme Sylvie Vauclair (je n’ai néanmoins pas lu le livre que vous préconisez, son dernier en date semble-t-il) et de son fameux mentor vulgarisateur, Hubert Reeves…

Sauf leur respect, et non pour remettre en cause (en tant que telles) leur compétence et spécialisation universitaires, leur vision de « l’Univers » et de l’origine de la matière le constituant relève, au bout du compte, essentiellement de la science-fiction (mathématisée tant qu’on voudra). Celle-ci accomplit, principalement, deux choses : 1) alimenter l’imagination publique (à coups de « Big Bang », d’« espace-temps », de « trous noirs », de « matière noire », d’ « énergie noire », de « boson de Higgs », etc.) ; et 2) renforcer la monoculture de nos spécialistes scientistes. Ce qui faisait dire à Richard Feynman : “Science is the belief in the ignorance of experts.”

À propos de la notion d’évolution chimique (d’origine des éléments plus lourds que l’hydrogène) par fusion intrastellaire (avant même d’en considérer les problèmes internes d’un point de vue physique non-standard), domaine dans lequel Sylvie Vauclair s’est hautement spécialisée (voir ici sa page Wikipedia), on peut néanmoins en faire ressortir l’incohérence de fond (logiquement parlant) au moyen de l’aporie « de l’œuf et de la poule ». Si quelqu’un souhaite souscrire au modèle standard de l’agglomération gravitationnelle et de production évolutive stellaire des éléments (« qui composent la matière dans l’Univers »), la première difficulté logique qu’une telle croyance scientifique se doit de surmonter (pour justifier sa validité en tant que modèle de référence) est la suivante—d’ordre causal élémentaire (impliquant le tripe point de vue logique, physique et métaphysique qui, épistémologiquement, me semble incontournable) : lequel de ces deux ensembles doit être tenu pour l’origine de l’autre : les étoiles (censées produire les éléments), ou les éléments (censés produire les étoiles) ? Parce que vous avez besoin des étoiles pour produire les éléments et des éléments pour produire les étoiles, vous avez ici un problème logique de fond directement lié au fondement d’une fiction physique matérialiste finalement inadmissible.

Autre exemple, l’hypothèse d’un « Big Bang » (qui ne subsiste réellementaujourd’hui que dans les manuels d’introduction à la cosmologie et l’imaginaire du grand public passivement soumis aux dogmes de la doxa scientiste) : vis-à-vis de la raison, elle représente une notion injurieusement abracadabrante et fictive. Elle viole diamétralement le deuxième principe de la thermodynamique. On voudrait nous faire avaler la chose suivante (ce depuis à peu près un siècle de stagnation complète en régime macrophysique relativiste) : un Univers dont le fonctionnement interne repose essentiellement sur le principe d’entropie serait venu à l’existence par un acte d’autoproduction enfreignant ce principe (et censé par la suite sous-tendre le développement évolutif de ce même Univers). Non, on ne peut ainsi se soustraire à nos obligations logiques, même sous des dehors de « science ». Car la chose est tout simplement fabuleuse (« tenant de la fable, des récits fictifs, mythiques »). Mais cela passe néanmoins dans l’imaginaire collectif, tout en se recouvrant de prestige apparemment scientifique.

Si l’on s’autorise plutôt une réévaluation fondamentale des hypothèses théoriques sur lesquelles reposent notre imagination cosmologique contemporaine, par exemple autour des énergies prodigieuses détectées aujourd’hui au centre de la Voie lactée, ou encore de la formation et de la nature non-primordialement gravitationnelle des étoiles, on peut, avec grand profit, examiner les bases théoriques d’une autre explication de ces phénomènes (en réalité, essentiellement méconnus). Par exemple, à partir des disciplines de la physique des plasmas et de l’ingénierie électrique (j’y reviendrai un peu plus en détail dans la suite de cet article). Et l’on peut par-là se soustraire de l’influence des idoles fictives de la physique moderne pour retourner à une approche épistémologiquement viable de cette belle science. Pour cela, vous ne pouvez faire l’économie, d’abord d’une logique, à savoir d’un système de règles, par définition universelles, portant sur la forme des pensées (cf. Marchandiser la vie humaine, p. 211) : 1) pour réguler la validité des raisonnements ; 2) pour médiatiser la communication ; et 3) pour permettre la nomenclature fonctionnelle et raisonnable des données de la connaissance ; et d’une métaphysique, à savoir d’un ensemble de principes de réalité non-réductibles à l’ordre purement phénoménologique des données physiques quantifiables, reposant en elles-mêmes sur de l’information, par nature non-physique).

Considérez ces quelques mots de Stanley Jaki (1924-2009), biographe autorisé du grand physicien et historien catholique français, Pierre Duhem (1861-1916, que je ne saurais trop recommander, également à Mme Sylvie Vauclair), tirés de son Pierre Duhem : homme de science et de foi (aux éditions Beauchesne, 1990, p. 93) :

« Pour les catholiques, la réussite de celle-ci [la « stratégie mentale » à suivre, selon le conseil de Duhem] repose sur la volonté de soutenir la nature essentiellement métaphysique de toutes les notions fondamentales utilisées en physique, telles que le corps, l’allongement, le temps, le mouvement (notions énumérées par Duhem). Pour réussir, il faut rejeter, sous n’importe quelle forme, l’affirmation qu’un physicien peut, avec la seule méthode de sa science, justifier les déclarations d’existence ordinaires sur lesquelles s’appuie tout son travail, à savoir que tel ou tel instrument est devant lui, ou que se déroule effectivement tel ou tel phénomène. Pour que cette stratégie réussisse, il faut être décidé à n’accorder à la méthode de la physique que l’aptitude à enregistrer et coordonner les aspects quantitatifs de “choses” (sic) qui existent déjà, et à ne lui accorder aucune aptitude à enregistrer la réalité de ces “choses”, pas même la réalité de leurs propriétés purement quantitatives. »

C’est dire si l’authentique « théorie physique et son objet » (pour reprendre, en partie, le titre d’un des ouvrages incontournables de Duhem [1]) présupposent un fondement de réalité irréductible aux postulats logiquement auto-falsifiés du matérialisme, et implique par ailleurs la distinction cruciale entre la science et le scientisme.

 

Examen critique de quelques doctrines fétiches du paradigme matérialiste scientiste

C’est à tort—souvent par hubris—que les scientifiques d’aujourd’hui s’imaginent à l’abri du décervelage systématique qu’on inflige systématiquement aux foules (par ingénierie sociale). Le fait est que les pensées de nombre de scientifiques scientistes contemporains sont plus ou moins dominées par un ensemble bien policé de croyances et de conceptions dogmatisées échappant complètement au contrôle de l’observation scientifique proprement protocolaire ou de l’expérience. D’où, derrière les jolies équations, la science-fiction qui en découle et les métaphores conceptuelles (amovibles au gré de l’imagination scientifique mise au service du grand public) souvent complètement illogiques. Dans un tel contexte culturel vérolé par l’influence dogmatique du scientisme, il est par trop aisé de faire passer de vulgaires opinions philosophiques pour des vérités scientifiques établies ; et, au nom de la science scientiste, d’imposer à un public impressionné et crédule une vision du monde essentiellement imaginaire et irrationnelle.

Qu’y a-t-il, par exemple, de réellement rationnel et scientifique dans la notion quasi déifiée d’« évolution » ? Au moins, dans la notion d’« évolution » au sens de macroévolution d’une espèce donnée en un type d’espèce complètement séparée et différente, par magie géochronologique (sans rien dire des raisonnements qui président à l’établissement de ces échelles évolutives essentiellement fantasmées) ?

Le phénomène à la fois immédiat et complexe de la vie révèle à l’intelligence ouverte et logiquement disposée que cette notion profondément idéologique d’évolution repose sur plusieurs hypothèses erronées, en particulier celle de mutation. La primauté (inexpliquée par la science) du code génétique, c’est-à-dire de la sous-structure informationnelle du vivant, interdit toute transformation d’une forme de vie en une autre forme de vie (la macroévolution est une fable). Aucune nouvelle espèce n’a jamais résulté d’une mutation ! Les mutations génétiques produisent presque toujours des effets délétères. Elles ne peuvent donc produire aucune sorte d’évolution viable—en dehors de variations négligeables dans les limites d’une espèce particulière donnée. Au contraire, en règle générale, elles tronquent et par-là détériorent l’information génétique existante. Qui dit mutation dit déficit d’information, donc dégénérescence (augmentation de l’entropie), maladie, et finalement désintégration du système. Il n’existe aucun cas connu de modification naturelle de l’ADN qui ait produit une amélioration informationnelle d’une espèce donnée. Encore moins de modification génétique d’un type d’espèce en une autre (une absurdité pourtant enseignée aux enfants).

D’où les questions de fond que cette même intelligence ouverte et logiquement disposée en vient naturellement à se poser, à l’encontre de la fièvre irraisonnée de la foi évolutionniste athée : comment les premières protéines ont-elles pu être assemblées sans l’aide d’instructions génétiques primordiales, donc de données informationnelles par définition non-physiques ? En d’autres termes, comment les acides aminés pourraient-ils originellement s’ordonner en séquences biologiques viables (i.e. en macromolécules) sans aucune information génétique préexistante codée de manière intelligente et par-là même intentionnelle (étant clairement entendu qu’il est strictement impossible, pour de la matière inerte, donc en elle-même dépourvue de l’organisation structurelle des choses vivantes et de l’intelligence intentionnelle informatrice qui anime celles-ci, de produire en son propre sein quelque sorte de causalité formelle de sa propre information) ? D’où le problème central qui se pose ici à l’évolutionnisme matérialiste athée, à savoir celui de l’origine de l’information génétique elle-même.

De ce que la prémisse matérialiste de l’évolutionnisme athée repose a priori sur une décision entérinant le choix irrationnel de l’impossible, nous en trouvons l’admission exacte dans la bouche même d’un évolutionniste émérite, George Wald (1906-1997), professeur de biologie à l’université d’Harvard jusqu’à sa mort en 1997 et lauréat du prix Nobel de biologie :

« Il n’y a que deux possibilités [de réponse] au problème de l’émergence de la vie : l’une est la génération spontanée, selon [la théorie de] l’évolution ; l’autre est un acte créateur surnaturel de Dieu. Il n’y a pas de troisième possibilité. L’idée de génération spontanée, selon laquelle la vie émerge à partir de la matière non-vivante, a été scientifiquement réfutée il y a 120 ans par Louis Pasteur et par d’autres. Cela nous laisse avec une seule conclusion possible, à savoir que la vie est apparue comme l’effet d’un acte créateur de Dieu. Je n’accepterai pas cela philosophiquement parce que je ne veux pas croire en Dieu. Par conséquent, je choisis de croire en ce que je sais [pertinemment] être scientifiquement impossible, à savoir la génération spontanée dont découle l’évolution. » [2]

Une autre figure de proue de l’idéologie matérialiste évolutionniste outre-Atlantique, Richard Lewontin, professeur de génétique (également de l’université d’Harvard), affirme tout aussi candidement et véridiquement que le matérialisme scientiste relève d’abord et avant tout d’une décision, d’un « serment d’allégeance préalable » :

« Nous prenons le parti de la science en dépit l’absurdité flagrante de certaines de ses constructions, en dépit de son échec à remplir nombre de ses promesses extravagantes de santé et de vie, en dépit de la tolérance de la communauté scientifique à l’égard de théories infondées, parce que nous avons passé un serment d’allégeance préalable, un serment d’allégeance avec le matérialisme. Ce n’est pas que les méthodes et les institutions de la science nous contraignent d’une manière ou d’une autre à accepter une explication matérielle du monde phénoménal ; mais, au contraire, que nous sommes forcés par notre adhésion a priori aux causes matérielles, de créer un appareil d’investigation et un ensemble de concepts qui produisent des explications matérielles, même si elles sont contre-intuitives, aussi mystifiantes soient-elles pour les non-initiés. De plus, ce matérialisme est absolu, car nous ne pouvons laisser le Divin s’immiscer… » [3]

Les évolutionnistes s’en prennent particulièrement à la nature humaine, en vue de réduire celle-ci, à l’aune de leur ontologie matérialiste de substitution, à une simple espèce animale parmi d’autres. La chose n’a aucun fondement rationnel (et ne sert qu’à ouvrir grande la voie du constructiviste hubristique transhumaniste), car la réalité de l’âme est attestée, non seulement par les puissances et facultés supérieures de celle-ci, mais encore par le corps même de l’homme. Car la matière (quod habet esse) existe pour la forme (quo aliquid habet esse), plutôt que la forme pour la matière, puisque la forme (l’informant) préside à la matière (l’informée) comme sa raison d’être. Ainsi, si l’on redonne à la nature humaine ses lettres de noblesse (à la lumière de son origine véritable), on peut de nouveau concevoir l’âme intellective et librement voulante à sa juste place dans une hiérarchie d’êtres admirablement disposés. Selon ce modèle (révélé) et parfaitement rationnel, on situera cette âme immortelle de nature rationnelle au dernier rang des substances intellectives libres. En vertu de cette position très spéciale (littéralement, pontificale, c’est-à-dire qui fait « le pont » entre le visible et l’invisible), l’âme doit posséder le pouvoir de sentir (percipire et intelligere), car elle ne peut atteindre au type d’accès immédiat à la connaissance dont jouissent les substances intellectuelles supérieures de natures angéliques. Par conséquent, il est parfaitement rationnel que l’âme spirituelle de l’homme (נִשְׁמַת חַיִּים, spiraculum vitae, cf. Gn 2, 7) soit unie au type de corporéité qui caractérise le composé humain non-tronqué. Cela n’a strictement rien à voir avec « l’évolution ». La nature humaine existe d’abord comme totalité différenciée dans un acte de création intelligent et libre de Celui qui dit : « Faisons l’homme à notre image et selon notre ressemblance… » (Gn 1, 26)

Ou encore, qu’y a-t-il de réellement rationnel et scientifique dans le fait de construire des théories cosmologiques sur la fiction des « trous noirs », selon laquelle la matière d’une structure stellaire pourrait « s’effondrer » sous l’influence de sa propre gravité au point d’atteindre à une « densité proche de l’infini », donc moyennant la division de la masse de cette matière par une donnée volumique essentiellement nulle (ce qui, logiquement, n’a en réalité aucun sens, comme l’atteste l’impossibilité algébrique élémentaire de diviser par zéro). D’où la notion, vastement popularisée, de « singularité infiniment dense », qui ne relève pas un seul instant de la science (et des conditions d’observation sous-entendues par l’authentique méthode scientifique), mais de la pure chimère mentale.

Que dire, par ailleurs, de la notion standard d’évolution stellaire à partir du modèle du disque d’accrétion protoplanétaire gazeux (qu’on appelle encore aujourd’hui « l’hypothèse de la nébuleuse ») ? Est-il bien raisonnable de penser qu’on puisse obtenir une étoile à partir d’un nuage de gaz condensé, selon le mécanisme d’agglomération gravitationnelle de matière évoqué plus haut (par condensation d’un disque nébulaire) ? Le fait universel que la pression et le volume d’un gaz sont inversement liés le démentit très simplement.

Vers une cosmologie réaliste et électriquement active : remède au gravito-centrisme du modèle standard et des facteurs fictifs dits « noirs »  

Considérons quelques autres fétiches de la vision matérialiste d’un Univers en expansion ayant prétendument émergé d’une « singularité » de température et de densité extrêmement élevées (d’où l’« explosion primordiale», ou acte violateur originel du principe d’entropie universel), d’après le mythe largement répandu de l’évolution de l’Univers, que perpétue notamment Mme Sylvie Vauclair. L’étude des galaxies spirales et lenticulaires révèle que la courbe de vitesse de rotation orbitale de leurs étoiles reste essentiellement constante pour finalement augmenter de façon contre-prédictive en fonction de la distance radiale du centre galactique. À partir des fondements de la cinématique newtonienne, la vitesse rotative des corps et masses denses distribués au sein des structures galactiques les plus connues devrait simplement diminuer avec la distance de leurs noyaux, selon la loi de Kepler. La courbe de rotation plate des galaxies représente donc une énigme sérieuse du point de vue de la dynamique gravitationnelle standard. Pour sauver le modèle et tout ce qu’il implique en ce qui concerne la formation et l’évolution hypothétiques des galaxies, les astronomes supputent, à la suite de Fritz Zwicky depuis les années 1930, que les galaxies sont entourées d’une quantité importante de matière invisible distribuée dans des halos plus ou moins massifs. Cette matière spéciale et invisible, qualifiée de « matière sombre (ou noire) », fournit au modèle en vigueur un deus ex machina privilégié, selon sa représentation de l’Univers mathématiquement ajustée aux postulats théoriques de l’ultime modèle de synthèse, dénoté sous forme acronyme ΛCDM (Lambda Cold Dark Matter Model). Ce dernier décrit un Univers en expansion saturé de matière « sombre froide ». La distribution de la matière ordinaire baryonique est comparativement extrêmement faible. Dans un tel modèle, on suppose que la plus grande partie de la matière baryonique se trouvera dans les « filaments de gaz chauds » que l’on détecte dans les milieux intergalactiques.

La représentation gravitationnelle calme et sombre d’une dynamique à grande échelle essentiellement régi par cette mystérieuse matière invisible ignore, fondamentalement, le rôle phénoménal et prépondérant de la force électrique. Or, comment une théorie cosmologique digne de ce nom, devant donc inclure une explication cohérente de la formation et du comportement cinétique des diverses structures stellaires et galactiques que nous observons, peut-elle vraiment se passer de l’interaction électromagnétique ? En effet, comment l’électricité pourrait-elle ne pas fonctionner à pratiquement toutes les échelles dans un Univers constitué à 99% de matière électriquement dissociée en ions (à charge positive) et en électrons (à charge négative), c’est-à-dire de matière sous la forme hautement conductrice de l’état plasma ? Or, les plasmas sont essentiellement influencés par les forces électromagnétiques. Toute la matière observable a une structure électrique dipolaire (on peut ainsi remplacer la notion usuelle d’atome par celle de dipôle électrostatique). Selon cette vision (en harmonie avec l’observation attestée de ce qu’est structurellement et essentiellement la matière), c’est de cette structure électrique fondamentale première que dérive l’interaction gravitationnelle elle-même. Celle-ci est donc une force seconde par rapport à l’interaction électrique qui sous-tend intrinsèquement toute la matière. Il n’y a d’interaction gravitationnelle que parce qu’il y a d’abord, fondamentalement parlant, de l’interaction électrique. Ainsi, l’Univers physique, sous forme de plasma et de poussière chargée, est essentiellement un Univers électriquement actif dans le cadre duquel disparaissent les fétiches mathématiquement ad hoc du modèle gravitationnel dominant, résultante mathématisée du putatif « Big Bang » et de ses divers facteurs fictifs de nature « sombre », c’est-à-dire commodément invisible (« trous noirs », « matière noire », « énergie noire », …).

La force électrique influence la matière à toutes les échelles, depuis les particules subatomiques jusqu’aux immenses amas galactiques. Le grand mérite d’un modèle de l’Univers où l’interaction gravitationnelle cède le premier rôle à l’interaction électrique à l’œuvre au sein des structures ionisées de plasma poussiéreux constituant les milieux astrophysiques, tient à sa simplicité et cohérente démonstrabilité [4]. Les fondements théoriques du modèle standard s’avèrent logiquement et expérimentalement falsifiés. Ses objets putatifs défiant l’observation et les principes fondamentaux d’une saine théorie physique n’ont tout simplement plus lieu d’être. Le futur appartient à une physique réaliste faisant fi des phantasmes spéculatifs popularisés des théories gravitationnelles du paradigme standard et donnant sa place de noblesse universelle à l’interaction électrique. Il convient de souligner que celle-ci ne nie pas la place et le rôle organisationnel relatif de la gravité, mais l’assume et la recadre en fonction de la primauté de l’énergie électrique intrinsèque aux éléments constitutifs de la matière.

 

Conclusion : l’impasse logique insoluble de la « déification » matérialiste du hasard

Pour finir, je vous propose de ne pas vous soustraire à la question philosophique pérenne, implicite à toute l’entreprise scientifique, à savoir celle de la finalité (quorsum). Qui dit causalité finale implique par-là, par exigence logique, une causalité formelle première et extrinsèque aux effets qui en manifestent la primauté ontologique intellectuelle. Sans celle-ci et le « fond » téléonomique qu’elle informe et conditionne en partie, votre existence est strictement et entièrement accidentelle. Selon pareille idéologie matérialiste athée, vous n’êtes donc que le produit—curieusement capable d’intelligence et de finalité rationnelles (donc également de liberté) —d’interactions aléatoires aveugles (i.e. irrationnelles) et dépourvues de finalité. Mais nous voilà donc, par conséquent, déjà submergés par l’illogisme…

Peut-on bien, en effet, penser et affirmer que quelque chose qui n’est que la production naturelle d’interactions aléatoires aveugles (irrationnelles) possède quelque intelligence et finalité rationnelle dignes de ces noms (et soit encore capable de liberté) ? Ce serait grossièrement contradictoire. Or, la finalité visée par le travail scientifique cherchant à établir des raisons dans l’ordre des causes et des effets implique malgré tout quelque intelligence capable de discerner l’influence intelligente d’une information nécessairement intelligente et par nature immatérielle [5], sans laquelle l’intentionalité du projet scientifique lui-même nie sa propre raison d’être. Telle est bien l’étrange contradiction matérialiste, tant épistémologique, qu’existentielle. Par exemple, un scientifique matérialiste athée pourra certes se laisser aller à penser, en pratique (en particulier en pratique scientifique quotidienne), que son existence et son travail ont malgré tout du sens, donc, quelque part, quelque finalité. Cependant, s’il est scrupuleusement cohérent avec lui-même et sa vision du monde (par ailleurs foncièrement illogique), il ne verra la visée ultime de ses pensées, paroles et actions que comme le fruit d’impulsions électriques aléatoires qui se déclenchent dans son cerveau. Sa weltanschauung, celle d’une ontologie matérialiste de substitution et strictement démunie de causalités formelle et finale, le contraindra à réduire ce fruit, en fin de compte, à l’expérience comportementale strictement matérielle de n’importe quel animal, par exemple d’une vache désireuse d’herbe verte. Mais alors, comment justifier le crédit rationnel qu’il entend donner à la science qu’il vénère par-dessus tout et au nom de laquelle il croit pouvoir se passer de Dieu ? La contradiction nous paraît décidemment insurmontable.

En effet, le matérialiste athée ne craint pas d’abjurer Dieu sur la base auto-contradictoire (selon ses propres fondations intellectuelles dans l’origine prétendument irrationnelle des choses) d’un appel à la raison (d’une « raison », encore une fois, qu’il dérive de la déraison originelle au fondement de sa propre théorie du monde) ; et il pousse le vice de l’autocontradiction jusqu’à finir par… déifier l’aléatoire aveugle ! Il n’y aurait que des réactions chimiques et biologiques aléatoires à des stimuli environnementaux—qui ne sont eux-mêmes que des processus chimiques et biologiques aléatoires sur fond d’univers quantique et de collections d’intensités variables de champs magnétiques… Quelle profonde sottise ! Il suffit simplement d’un peu de logique pour l’établir et s’en libérer une fois pour toute.

Comme on l’a vu, le matérialiste athée suffisamment honnête et cohérent avec les fondements de sa propre pensée devra enfin admettre que penser qu’une vie (e.g. la sienne propre) générée aléatoirement par le hasard aveugle puisse avoir du sens (voire en produire par l’intermédiaire de telle ou telle projet et réalisation scientifique) n’a, en réalité, aucun sens (et ainsi, pareillement, de la « science » matérialiste censée en apporter la démonstration). La chose se contredit insurmontablement dans le fait même que le matérialiste athée pense dans une intentionnalité rationnelle visant à cette conclusion insensée, c’est-à-dire dans le fait même qu’il lui faille inéluctablement faire appel à la raison pour dénier l’origine rationnelle de celle-ci. Insolubilem !

Logique oblige, sans la Raison divine du Créateur (par définition transcendant au monde de Sa création, ce qui interdit l’ineptie panthéiste), votre existence n’a pas plus de sens que celle d’un vulgaire microbe… D’où les conséquences terribles, en pratique, du matérialisme athée, comme l’atteste effectivement l’histoire.

Pour joindre l’auteur : sebastien.renault4@wanadoo.fr

Notes

[1] Duhem Pierre, La Théorie physique. Son objet, sa structure, 1906 (réimp. Vrin, 1981 et 2007).

[2] En voici la citation originale en anglais :“There are only two possibilities as to how life arose: one is spontaneous generation arising to evolution; the other is a supernatural creative act of God. There is no third possibility. Spontaneous generation that life arose from non-living matter was scientifically disproved 120 years ago by Louis Pasteur and others. That leaves us with only one possible conclusion, that life arose as a creative act of God. I will not accept that philosophically because I do not want to believe in God. Therefore, I choose to believe in that which I know is scientifically impossible, spontaneous generation arising to evolution.”

[3] En voici la citation originale en anglais : “We take the side of science in spite of the patent absurdity of some of its constructs, in spite of its failure to fulfill many of its extravagant promises of health and life, in spite of the tolerance of the scientific community for unsubstantiated just-so stories, because we have a prior commitment, a commitment to materialism. It is not that the methods and institutions of science somehow compel us to accept a material explanation of the phenomenal world, but, on the contrary, that we are forced by our a priori adherence to material causes to create an apparatus of investigation and a set of concepts that produce material explanations, no matter how counterintuitive, no matter how mystifying to the uninitiated. Moreover, that materialism is absolute, for we cannot allow a Divine Foot in the door…”

[4] De grands penseurs scientifiques et expérimentateurs, souvent peu connus du grand public, tels que Kristian Birkeland (1867-1917), Willard Bennett (1903-1987) et Hannes Alfvén (1908-1995, prix Nobel de physique en 1970) jetèrent les bases d’une nouvelle théorie des phénomènes atmosphériques et astrophysiques basée sur l’impact observable et l’étendue de circuits électriques omniprésents. De leurs travaux séminaux respectifs, on peut retenir les principales idées suivantes (selon moi et sans pouvoir faire justice en quelques lignes à de telles contributions), essentiellement attestées, mesurées, vérifiées (et affaiblissant constamment le modèle standard et ses artifices mathématiques) : la connexion de tous les corps célestes par l’intermédiaire de filaments de plasma dans des circuits de taille cosmique est indubitablement corroborée par l’abondance des phénomènes de décharge d’arc électrique observés en milieux astrophysiques. Et ceux-ci ne peuvent être générés que par l’entremise d’un flot de courant électrique à travers un gaz à basse pression.

Le spécialiste en physique des plasmas (et disciple d’Alfvén) Anthony Peratt, le physicien Wallace Thornhill et l’ingénieur électricien Donald Scott sont les principaux contributeurs contemporains à l’expansion de ce modèle électrique appliqué à la formation et configuration de l’Univers à toutes ses échelles.

[5] Ce dont je traite quelque peu dans mes dernières vidéos intitulées L’irrationalité insurmontable du positivisme matérialiste)

 

Source : plumenclume.org

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