La montagne devient payante

Par Farida Belghoul

Un cauchemar de plus : la montagne devient payante. Les élus de la république nous empoisonnent la vie. Arrêtez de voter pour délégitimer ces pseudo-représentants du peuple.

L’accès à certains massifs des Pyrénées va devenir payant. Le conseil départemental des Hautes-Pyrénées vient de voter la mise en place d’un péage en aval des lacs de la réserve du Néouvielle. Un accès payant vient également d’être installé sur le site du Marcadau à Cauterets.

Une promenade en montagne pourrait désormais coûter aussi cher qu’une place de cinéma !  A partir du mois d’avril, l’accès à la réserve du Néouvielle dans les Hautes-Pyrénées devrait en effet coûter 8 euros.

Au mois de janvier, le conseil départemental a voté un arrêté autorisant la mise en place d’un nouveau péage dans cette réserve. L’accès aux voitures était déjà payant à partir du lac d’Oredon pour aller vers les lacs d’Aumar et d’Aubert mais le paiement sera désormais exigé bien plus bas dans la vallée sur la route départementale 229 de la commune d’Aragnouet. Ce serait ainsi l’ensemble des lacs de la réserve qui deviendrait payant.
L’arrêté du conseil départemental précise qu’il s’agit de participer à la préservation de la réserve. Toujours de bons motifs pour faire le mal.

Toujours dans les Hautes Pyrénées, un accès payant vient d’être mis en place à Cauterets à l’entrée de la vallée du Marcadau. Depuis ce week-end, les promeneurs doivent s’acquitter d’un droit d’entrée (6,50 euros pour les adultes et 5,50 euros pour les enfants).Les membres de l’opposition au conseil municipal de la commune de Cauterets s’opposent fermement à cette décision prise selon eux en catimini et rappellent que selon l’article L2333-81 du code général des collectivités territoriales « l’accès à l’espace naturel doit être maintenu libre et gratuit ».

Le maire de Cauterets explique qu’il s’agit simplement de faire payer le circuit raquette qui était gratuit jusqu’à présent. Michel Aubry rappelle qu’avec les efforts que demande l’Etat aux collectivités il faut désormais « exploiter nos espaces comme des entreprises ».

Source : france3-regions.francetvinfo.fr

 

2 commentaires sur “La montagne devient payante”

  1. La nature, la mer, l’air.. ne doivent pas être payant!! il y a quelque chose de repoussant à associer la montagne à une source d’argent!!Se ressourcer dans la nature est une de nos rares libertés, l’argent n’a rien y faire là dedans, il ne s’agit pas d’une propriété privée et cela quelque soit les vertueuses raisons pour le justifier!!
    Interdire l’accès à un site pour le préserver c’est une chose, faire les poches des gens pour accéder à une montagne en est une autre!!

  2. Je vais me faire mal voir comme d’habitude…
    Mais le Conseil Général a mille fois raison et cet article « victimaire » est volontairement disons « orienté » dans sa présentation!…
    De quoi s’agit-il ? Ni plus ni moins que de la préservation d’un milieu naturel sur-fréquenté, problème qui n’a rien de nouveau et qui a déjà fait l’objet de restrictions de circulation ailleurs…
    Pour cela, on interdit la circulation des véhicules et/ou on la limite drastiquement par le péage, et on limite la fréquentation des piétons ce qui est des plus légitime.
    Car rien n’est pire que ces ravages « touristiques » dans le milieu naturel, liés à une surpopulation humaine – qui bien sûr n’existe pas mais dont les ravages sont constatés,devenant pires tous les jours – qui altère profondément, voire détruit ce milieu par sa seule présence (piétinement et écrasement du sol, destructions, incivilités, etc…)
    C’est ainsi qu’on a interdit la grotte de Lascaux au public (pour des problèmes d’émissions de gaz carbonique, mais pas seulement)
    C’est ainsi qu’on a dû parquer les touristes sur des chemins clôturés et aménagés sur la dune du Pilat (pour éviter sa destruction par des dizaines de milliers de pieds piochant dans le sable n’importe où à des fins d’escalade…)
    C’est ainsi qu’on a carrément interdit au public les sites mégalithiques de Carnac où le piétinement continuel des promeneurs à la base des menhirs risquait ni plus ni moins que de les déchausser !
    Et la liste, qui n’est pas ici exhaustive, ne pourra que s’allonger…
    La question est de savoir si on veut jouir n’importe comment et à n’importe quel prix du milieu qui, nous entoure, quitte à le détruire, ou si nous voulons le préserver et le transmettre à la régénération future, pourqu’elle connaisse autre chose que des parkings et des chaussées bétonnées…
    Si nous voulons sauvegarder ces milieux il faut admettre que la première des choses à faire est d’y limiter notre fréquentation et de prendre les mesures qui s’imposent pour y parvenir !
    Evidemment cela impliquera quelques contraintes…

Laisser un commentaire