Droits sexuels en Tunisie : textes officiels démoniaques

Par Farida Belghoul

La déclaration internationale des Droits sexuels débarque en pays musulman, en l’occurrence ici la Tunisie. Cliquez sur ce lien pour accéder à l’ouvrage collectif intitulé « Droits sexuels, des droits humains à part entière » : etude_droits_sexuels_2017_web.pdf

La liste des participants fait immédiatement apparaître l’orthographe désormais officielle qui a pour objectif la féminisation de la société : une professeure, une chercheure, une docteure… Quant à la préface reproduite ci-dessous, elle déroule tous les clichés et les stéréotypes mortels du lobby LGBT.

Liste des participants

  1. Wahid ferchichi Professeur de droit public, Président de l’Association Tunisienne de Défense des Libertés Individuelles (ADLI).

Mme. Soumaya BEL HADJ Neuropsychologue, enseignante-chercheure au Département
de Psychologie, Institut superieur des sciences humaines de Tunis.
Mme. Ahlem BEL HAJ & Mme. Soumaya BOURGOUService Pédopsychiatrie, Hôpital
Mongi Slim, Tunis.
Mme. Saloua GHRISSA Enseignante Universitaire Chercheure Spécialiste du ProcheOrient
Ancien.
Mme. Anne-Emmanuelle HSAIRI Centre d’écoute et d’orientation des femmes
victimes de violence de l’Association Tunisienne des Femmes Démocrates (ATFD).
Mme. Hafidha CHEKIR Professeure de Droit, Vice-présidente de la FIDH, Militante des
droits humains et des droits des femmes.
Mme. Dorra Sammoud Enseignante-chercheure en doit public Faculté de Droit et des
Sciences Politiques de Tunis.
M. Habib Nouicer Docteur en Droit.
M. Aymen Zaghdoudi Docteur en Droit, Assistant en droit public.
Mme. Sarra Maaouia Docteure en Droit public. Maître-assistante à la Faculté des
sciences juridiques, politiques et sociales de Tunis.
Mme. Hanène Turki Docteure en Droit, Maître-assistante à l’Université de Tunis El
Manar, Faculté de Droit et des Sciences Politiques de Tunis, Secrétaire générale de
l’Association Tunisienne de Droit de la Santé.
M. Khaled Mejri Docteur en Droit, maître-assistant, Faculté des sciences, juridiques,
politiques et sociales de Tunis.

Préface de l’ADLI

L’Association Tunisienne de Défense des Libertés individuelles a choisi de traiter de la thématique des « Droits sexuels ». Cette thématique a fait l’objet d’une table ronde qui a été organisée par l’association le 28 avril 2017 au sein de la Faculté des sciences juridiques, politiques et sociales de Tunis.

Cette table ronde qui a fait participer des chercheur-e-s de différents domaines (l’Histoire, la Psychologie, le Droit, la Sociologie, la Médecine…) a fait entendre aussi la voix de militantes et militants de la société civile qui œuvrent à la défense du droit au libre choix, la diversité et la dignité humaine, et notamment ceux et celles qui défendent l’approche genre dans sa dimension universelle : intégrant les femmes, les hommes et toutes les personnes LGBTQI++. Le choix de la thématique a été guidé par un ensemble de facteurs et deconsidérations :

– En premier lieu, les droits sexuels, constituent une thématique au cœur même des libertés individuelles. Ces droits ont trait à la liberté de choisir son/sa partenaire, à la liberté de disposer de son corps, à la liberté de fonder une famille ou non, de décider d’avoir des enfants ou non, au droit à la protection contre toute violation et toute agression et à la protection de la vie privée et
de l’intimité ; des droits et des libertés qui font la raison d’être de l’ADLi et ce depuis 2011 ;

– En deuxième lieu, ces droits et libertés liés à la sexualité, demeurent incompris, refoulés, dénigrés et très souvent pénalisés et sanctionnés : il en est ainsi, des droits corporels des femmes, de la pénalisation de toute forme de sexualité non-conventionnelle, telle que l’homosexualité, la transsexualité, le changement de sexe et de l’état civil qui va avec ;

– En troisième lieu, l’état des lieux du Droit tunisien reste mitigé : d’une part, des textes très anciens ; liberticides, sexistes, discriminatoires, homophobes, transphobes, etc. qui continuent à exister (Le code pénal de 1913, le code du Statut personnel de 1956, la loi relative à l’état civil de 1957, etc.). D’autre part, une Constitution qui prône le principe d’égalité, la protection de l’intégrité physique, de la dignité, la garantie de la liberté de conscience, la protection de la vie privée et des données à caractère personnel,etc. et des lois récentes renforçant les droits humains (la loi de la lutte contre la traite des personnes de 2016) et les droits humains pour les femmes (la loi relative à l’éradication de la violence à l’égard des femmes de 2017)…

– En quatrième lieu, la société continue à reconduire les stéréotypes sexuels, encouragés par un discours officiel et des pratiques policières et judiciaires qui continuent à ne voir dans la sexualité et les différentes expressions de genre que des délits et des crimes. Ainsi, les crimes homophobes continuent à être perpétrés, se manifestant à travers des agressions, violations et quelques fois des homicides.

Pour toutes ces considérations, l’Association Tunisienne de Défense des Libertés individuelles publie son quatrième ouvrage : « Droits sexuels, droits humains à part entière », comme étant une participation de sa part au débat relatif aux droits humains aujourd’hui et notamment les droits qui continuent à être mal compris ou même incompris, voire refusés.

Cet ouvrage est le fruit de la générosité de toutes les participantes et tous les participants, qui malgré leurs engagements, ont remis leurs contributions dans les délais. Qu’elles et qu’ils soient remercié-e-s !

Cet ouvrage a la chance d’être illustré par les œuvres de l’Amie de l’ADLI, Mme Leila Damak-Michon qui, à travers ses belles gravures, immortalise un autre militantisme culturel en faveur des droits humains.

4 commentaires sur “Droits sexuels en Tunisie : textes officiels démoniaques”

  1. Un dernier commentaire, assez bref, il serait intéressant de vérifier les sources et les traductions de ce passage sur l’histoire de l’homosexualité et de la pédophilie surtout, c’est une horreur, en Islam, voir comment cela a été condamné par les sages, ou toléré… moi ça me choque énormément. Pour moi, cela montre que tout pouvoir est par nature corrompu, et que ces amateurs de déviance sexuelle sont en fait les amateurs de pouvoir, que ces gens-là ont constamment dénaturé la foi. Que en effet, quelques Saints Hommes, se soient interposés régulièrement, est probable, mais, comme dans l’Eglise de Rome, comme dans la religion Juive, le pouvoir permet l’accès à satan, à la dérive de la sagesse vers l’obscurantisme. On le voit avec l’affaire Ramadan, on n’a pas fini d’en parler, mais cela nous détourne de la sagesse, celle que chacun peut acquérir en méditant simplement sans leader, sans élite, sans séduction par l’argent et le pouvoir.

  2. Qu’est-ce que la ‘nov-langue’? En voilà un bel exemple page 46 à la suite d’un exposé savant sur la sexualité en Terre d’Islam: «  »Dans une perspective de genre, il importe de lever les confusions et réformer les préjugés corrélés au degré de rigidité des représentations des rôles de genre : cela tient au fait que lorsque le rôle de genre est vécu comme un impératif absolu, la remise en cause du modèle par un tiers est d’avantage ressentie par le sujet homophobe comme une agression angoissante à l’encontre de son système de représentations. » » C’est intéressant de voir comme un érudit devient soudainement stupide, pour nous faire avaler le grand-écart qu’il fait entre science et scientisme. Il est évident que nombre de hadiths ont été rédigés bien après la disparition du Prophète, par des hommes de pouvoir, qui prétendaient donner des exemples pour maintenir la doctrine et éviter, ce qui est louable, la dérive des comportements. Mais il est vrai aussi que ce sont tous des hommes, alors ils se préoccupent surtout de leur pouvoir d’hommes. Les femmes sont donc très peu concernées, sauf lorsqu’elles ne se plient pas aux faveurs de ces hommes de pouvoir. Malgré tout, que viennent faire ici ces termes lgbtqixxx’s de ‘rôles de genre’ ‘genre’, ‘homophobe’ ‘préjugés’ ‘représentations’ ‘vécu comme’ ‘système de représentation’. ?? Eh bien c’est de la nov-langue, destinée à plaire aux commanditaires, et que vous pouvez interpréter à votre manière, ça n’avance en rien la compréhension scientifique ou savante de la réalité. Je viens de lire le chapitre, quand on remonte dans l’histoire, ce fameux ‘genre’ n’existe pas. Il y a des femmes, des hommes, des comportements de sodomie, la condamnation des relations sexuelles hors mariage, la sodomie n’est pas mentionnée par le Prophète parce que le cas ne lui a pas été rapporté. Les troubles de l’identité ne sont pas examinés non plus du vivant du Prophète. Ce n’est que bien plus tard, deux cent ans après, que seront ajoutés des mentions du traitement de ces sujets, et encore brièvement. Le genre n’existe pas, alors il faut inventer, par scientisme et nov langue, une correlation entre Islam et pseudogenre, droits au sexe, le tout mélangé à une pointe de féminisme et de ‘rôle de genre’, il ne manque que l’accusation de stéréotype. Si l’on doit commenter ça, mon avis est déjà établi: La parole du prophète a été souvent détournée par les puissants, et elle continue de l’être. il faut donc s’en tenir à sa parole à ses prêches, et non à la transcription qui est postérieure. Aussi les sages ont un rôle fondamental à jouer, et qu’ils ne peuvent plus jouer, car ils ne sont pas écoutés, il s’agit donc de méditer sur le sens de la bienveillance et sur ce qui fonte la volonté du Céleste, le Bien. Oui, les femmes subissent la loi des hommes et non celle de du Très Haut, il y a des droits à acquérir, mais que vient faire le ‘genre’ là dedans? Il s’agit de sexe, de sexuation, de besoins différents et de complémentarité entre deux sexes différents dans leur corps et leur psychisme, pas de ‘représentation des rôles de genre’ , jamais dans l’histoire on a perdu autant le sens des réalités. Si on a interdit le porc et la sodomie, c’est bien plus pour des raisons d’hygiène, de transmission de maladies, il en est de même pour les relations hors mariage, on n’était pas à l’époque dans le cas d’une médecine qui se croit toute puissante, et il s’agissait dans cette sagesse toute simple, un peu naïve, de protéger le couple, la femme ET l’homme, de protéger la famille, la filiation, la transmission des biens. Le Bien en tant que valeur fondamentale, était ce qui permettait la transmission de la vie de manière pérenne. Le Mal était le risque que faisait prendre à la communauté, le comportement déviant de certaines personnes, essentiellement le comportement masculin. La sexualité était reproductive, c’était une chose respectée, et donc ne s’exerçant librement que dans le cadre du mariage. Le risque de maladies transmissibles était une préoccupation tout aussi essentielle. Alors, on a beau jeu de montrer cela avec les yeux d’une idéologie actuelle, qui est mortifère, car elle tue la Sagesse, celle qui permet d’imposer des règles de vie justes, celle qui est le résultat de l’élévation de l’âme vers le Céleste. Aussi, si l’on veut méditer sur la sexualité, il faut raisonner en termes de réalité et non en termes d’idéologies.

  3. Le chapitre qui concerne le sexe et l’Etat-civil est un mix de considérations de droit ancien français et une pointe de ‘droits humains’ où l’on fait l’apologie du ‘changement de sexe, sans changement de sexe’, mais c’est là la situation européenne, française en particulier, qui veut maintenant qu’une personne qui se prétend de l’autre sexe peut obtenir un changement de son état civil sans prouver que la médecine a corrigé le corps en conséquence. C’est typiquement l’argument des lobbies gay qui refusent ce qu’ils appellent la stérilisation obligatoire. Or, les personnes jusqu’à présent qui étaient les seules autorisée à la chirurgie étaient en principe des personnes rectifiant leur sexuation corporelle, sans pouvoir leur apporter la fécondité de leur sexe réparé, la chirurgie ne le permettant pas. Ces personnes acceptent ce fait, mais les lobbies ont amalgamés ces très rares cas, avec les personnes qui se donnent le droit de prendre l’apparence de l’autre sexe, tout en pouvant user d’un sexe d’origine, qu’ils ne détestent pas tant que ça, puisque malgré le changement d’état-civil, ils prétendent pouvoir engender avec, ou porter un bébé. Ce faisant, la législation passe de la réparation d’une déclaration du sexe, erronée ou inadaptée, sur décision médicale, pour des raisons le plus souvent de sexuation prénatale inversée du cerveau, d’intersexuation non visible à la naissance, à un grand n’importe-quoi, un foutoir du choix de sexe « sur les papiers », avec toutes les raisons tordues de le faire, sans aucune justification logique, biologique, médicale, morale, que sais-je, simplement parce que ce serait un ‘droit humain’…. et là on en revient à la question fondamentale: Comment ces prétendus juristes, sages, équilibrés, peuvent prétendre, au nom de la justice, organiser un tel foutoir, sans se rendre compte de ce qu’ils font, si ce n’est parce que, au delà de leur personne, il s’agit d’un agenda international, et que eux doivent s’y soumettre, et donc, comme au Canada, faire leur autocritique, s’auto-flageller, parce qu’ils n’auraient pas bien accueilli cette ‘nouvelle société’? La rectification de l’état-civil pour des raisons médicales, vitales, est une nécessité, messieurs les juristes, mais le changement d’état-civil à volonté est une ignominie que vous commettez, en toute conscience, vous serez jugés pour ça. Pas pour la tolérance moderne dont vous prétendez vous faire les facilitateurs. En réalité vous devenez les agents du chaos, si vous continuez dans ce sens, vous trahissez la Justice et le Peuple.

  4. Impossible de faire un commentaire sur l’ensemble du document, cela nécessite de le lire en entier. Beaucoup de mes amies musulmanes pensent que l’idéologie mortifère du pseudogenre n’entrera jamais en terre d’Afrique du Nord, particulièrement en Algérie, mais ça c’était avant, avant que l’on commence à comprendre que l’ombre s’avance au delà des frontières. Comme je n’ai pas encore lu le texte en entier, pour l’analyser, je vais juste commenter en ce qui concerne l’idéologie du pseudogenre. A la page 63, il est dit: « réactions des familles au changement d’identité de genre »…. Cela montre la grande incompétence en cette matière des rédacteurs de cette ‘étude’. On nous présente en fait trois personnes, dont deux peuvent être nés ISCP, c’est à dire avec une inversion de la sexuation cérébrale prénatale. Je dis deux, car l’inversion peut être partielle chez les petites filles, aussi leur malaise peut être amplifié par leur détresse, ce qui nécessite une analyse plus profonde de leur témoignage. Mais dire que l’identité peut changer, c’est faux, ou alors il faut définir l’identité essentielle d’une personne, son identité sexuée, comme une simple étiquette de convenance? Or, chacun sait que son identité sexuée est profondément enracinée à vie, linéaire, invariable. Alors parler de changement d’identité, fusse de ‘genre’, ce pseudogenre qui serait mobile, en effet, c’est tout simplement mentir, ou discourir avec une incroyable désinvolture pour ces trois personnes, qui elles souffrent d’une identité à l’envers depuis leur naissance si c’est une ISCP, pas d’un désir de ‘changer d’identité’. En fait, je crois comprendre que la rédaction de ce mémoire incompétent a été dirigé par une personne influente, Mme. Hafidha CHEKIR, pas du tout innocente dans l’adoption des idéologies type pseudogenre, féminisme radical, et mondialisme des pseudo-droits humains, cette personne, Professeur de Droit, Vice-présidente de la FIDH, « Militante des droits humains et des droits des femmes » a rédigé le chapitre: « De la Conférence du Caire à celle de Jakarta : Les Avancées en Matière DE DROITS SEXUELS. Or, faire référence à ces conférences sous l’égide des malfrats qui campent à l’ONU et à l’OMS indique bien que cette étude tunisienne est bien sous la tutelle internationale, avec le vocabulaire et les concepts mortifères qui vont avec. En effet, le monde musulman n’est pas à l’abri: Par le chantage économique, les troupes sataniques se promènent aussi maintenant en Tunisie, mais je rappelle que cela se fera de la même manière dans d’autres pays, c’est un agenda mondial, et les moyens employés sont considérables. Tout ce qui est dit dans ces documents qu’on nous impose est mensonge, un mensonge que semblent vouloir croire les élites médicales et juridiques de la Tunisie, mais il faudrait se demander, qui peut être’ élite’ politique, médicale, juridique, en Tunisie, comme en France? ça serait très intéressant d’étudier la question, pour comprendre pourquoi tout le monde, dans cette étude, fait semblant de maîtriser son sujet et d’acquiescer à des stupidités…

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.