Des médicaments qui rétrécissent le cerveau

Par Roman Rodriguez

D’après le magazine « The Independent on Sunday », le Medical Research Council avait organisé jadis un brainstorming scientifique pour évoquer le rétrécissement du cerveau survenu chez des patients sous benzodiazépines, mais le ministère de la Santé n’a jamais donné suite.

Aucun test « officiel » de toxicité neurologique à long terme n’a jamais été réalisé sur ces médicaments (Xanax, Lexomil, Lysanxia, Myolastan…).

Un des chercheurs a déclaré : « Je recevais de l’argent pour d’autres recherches et ne voulais pas être étiqueté comme la personne qui a tué les benzodiazépines… J’aurais dû être plus proactif… J’ai supposé que la prescription allait se tarir, mais les médecins ont continué de les balancer comme des Smarties ».

Députés et avocats se rassemblent aujourd’hui pour dénoncer un « énorme scandale » qui pourrait ouvrir la voie à des recours collectifs pouvant impliquer jusqu’à 1,5 million de patients devenus dépendants de ces médicaments.

Autrefois annoncés comme totalement inoffensifs, les benzos étaient présentés comme la première merveille du monde pharmaceutique. Mais aujourd’hui, on sait que ces médicaments causent une addiction particulièrement puissante en seulement quelques jours.

Valérie Bell, victime du lorazépam, témoigne :

« Nous avions deux magasins de fleurs dans l’Essex, avec mon mari. Nous avons eu une belle vie […] j’ai eu une attaque de panique lors d’une soirée. Mon médecin m’a dit qu’il y avait un nouveau médicament merveilleux en provenance des Etats-Unis, alors je l’ai pris sans poser de questions. Immédiatement après, je me suis senti mal. Le médecin a dit que c’était ma maladie et a augmenté les doses, tout en ajoutant un antidépresseur. Cela a duré pendant des années, une nouvelle pilule suivait de nouvelles pilules. Certains jours, je ne pouvais même pas sortir du lit.

J’ai vu 32 médecins, mais personne n’a dit que mes symptômes pouvaient provenir des pilules. Pendant des années, j’ai cru ces hommes en blouse blanche et costumes Armani. Quand j’ai décidé que ça suffisait, il m’a fallu 15 ans pour m’en sortir […] j’étais totalement incohérente, j’entendais des voix, j’étais incapable de faire du thé. Aucun être humain ne devrait souffrir comme ça. Nous avons perdu notre maison et nos entreprises. Les médicaments ont détruit nos vies. »

1 commentaire sur “Des médicaments qui rétrécissent le cerveau”

  1. entièrement d’accord – (et les kilos en plus ce qui fait que l’image du souffrant est encore plus dévalorisante) – c’est monstrueux

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