Créer des cercles de parents protecteurs

Par Farida Belghoul

Dans son article La stérilisation des sociétés industrielles, Laurent Ozon écrit : « La généralisation dans notre environnement, et en particulier notre alimentation, de la présence de reprotoxiques ou anti-androgènes est un fait dont aucun média n’a restitué l’importance vitale. Les études scientifiques alarmantes se succèdent depuis plus de 15 ans pour démontrer le rôle des pesticides et autres perturbateurs endocriniens dans l’augmentation des malformations uro-génitales (cryptorchydie, etc.), la diminution des organes reproducteurs, les cancers des testicules, l’imposex (changement de sexe), le déclin de la quantité et de la qualité du sperme. Chez les femmes, les effets de ces polluants sont aussi nombreux : anomalies de la fonction ovarienne, développement de pathologies autrefois rares comme l’endométriose, dysfonctionnements de la gestation ou de l’implantation de l’embryon, ou troubles de la fertilité et de la sexualité, etc. Ces recherches font alternativement l’objet de tirs de barrage des lobbies de l’agro-chimie, de la distraction tatillonne des organismes de protection de la santé publique, gangrénés par les conflits d’intérêts, et de l’apathie d’une classe politique travaillée par les lobbies agricoles et agro-chimiques. »

Quelle solution ?

Sortir autant que possible des filets de la consommation de masse. Et protéger les enfants des tentations consuméristes mortifères. Créer des petits cercles de parents protecteurs sur un territoire homogène, et agir ensemble auprès des enfants de tous. Car les jeunes n’écoutent plus leurs parents à eux. Il faut donc essayer de capter leur attention en recomposant « une autorité tribale » légitime à la piété sincère. Les enfants disposeront ainsi d’un environnement commun aux principes salutaires identiques.

Ils supporteront mieux, de surcroît, la marginalité de leurs parents dissidents.

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