Consultation nationale pour musulmans-pigeons

Par Farida Belghoul

Notre ami Rémi Savin est l’auteur de l’article ci-dessous qu’il publie sur son blog et que nous partageons volontiers car il est d’une importance capitale.

Les Musulmans sont-ils encore et toujours des pigeons ?

En France, depuis des décennies, les Musulmans sont les dindons de la farce du Système. Ils servent tantôt de base électorale, tantôt de paravent, et font souvent office de paillasson à une classe dirigeante hypocrite, et à de pseudos intellectuels en mal de reconnaissance.

Le plus triste, c’est que tout cela repose sur la complicité active d’un certain nombre d’acolytes eux-mêmes Musulmans. Parfois par naïveté, nous voulons bien le croire, mais la plupart du temps par opportunisme, par soif de reconnaissance, ou pour servir une cause idéologique qui s’accommode bien curieusement de toutes ces fourberies politiciennes. D’ailleurs, ces subordonnés de l’oligarchie ne manquent pas d’imagination en la matière.

Une logique de réseaux

L’affaire Tariq Ramadan illustre parfaitement ce constat malheureux. Le séisme qu’elle a provoqué laissera derrière elle de nombreux déçus, désabusés, qui commencent à ouvrir les yeux. Un peu tard certes, mais mieux vaut tard que jamais. Indiscutablement, il y aura un avant et un après cette affaire. Sentant le vent tourner, les réseaux des Frères Musulmans ont d’abord accusé le coup, et ont usé de tous les stratagèmes pour limiter la casse [1]. Mais la casse est là [2].

Nous nous sommes déjà longuement exprimés sur les raisons de cette affaire, et nous n’allons pas y revenir [3]. Rappelons simplement qu’au-delà des viols présumés, elle est la conséquence d’une lutte entre groupes d’influence qui veulent mettre la main sur l’Islam de France.

Ces groupes d’influence ont un point commun : sous couvert d’Islam et de belles paroles, ils défendent en réalité des intérêts qui ne sont pas ceux de l’Islam, ni ceux de la France, et encore moins ceux des Musulmans de France. Ils n’est donc pas étonnant que ces lobbys, appelons un chat un chat, entretiennent des liens étroits avec de grands alliés stratégiques d’Israël tels que la Turquie, l’Arabie Saoudite, ou le Qatar. Quand on creuse un peu, les pièces du puzzle s’assemble et le tableau prend forme. Mais, revenons à notre affaire.

L’Empire contre-attaque

Les réseaux fréristes, donc, ont senti le vent tourner. La perte de leur quasi-monopole sur l’Islam de France aurait pour eux des conséquences irréversibles. Il fallait donc trouver quelque chose au plus vite pour maintenir une mobilisation autour des différentes organisations fréristes. Et c’est là qu’apparait cette « Grande Consultation des Musulmans » [4], largement relayée dans la presse et les médias[5].

Cette opération est menée, entre autres, par un certain Marwan Muhammad, qui a défendu Tariq Ramadan bec et ongle dès le début de l’affaire. Frériste convaincu, il est surtout connu pour être l’ancien directeur du très douteux CCIF, dont nous avons déjà parlé [6].

Marwan Muhammad n’est pas le seul a avoir défendu l’islamologue, loin de là [7]. De nombreux imams sous influence frériste ont même profité des prêches du vendredi pour expliquer aux fidèles que défendre Tariq Ramadan était une obligation pour chaque Musulmans [8]. Libre à chacun de continuer à prier derrière ces gens-là, visiblement bien mal inspirés [9].

Tout ce beau monde vous expliquera avec le même aplomb que participer à cette Grande Consultation est un devoir moral pour chaque Croyant. Ce qui devrait justement suffire à nous convaincre de ne pas y participer. Mais puisque certains se posent encore des questions, tâchons de montrer par quelques exemples le caractère très discutable de cette opération de sauvetage.

Enquête d’opinion

Cette Grande Consultation fonctionne comme un sondage. Elle « est construite sur des questions courtes et des phrases auxquelles il [..] est proposé de réagir« , et « vise à recueillir l’opinion des musulmans qui vivent en France et leurs suggestions » [10]. Il s’agit donc d’une enquête d’opinion, semblable à celle que pratiquent les instituts de sondage.

Or, grâce aux sciences humaines, il est désormais établi que l’opinion publique ou communautaire n’existe pas [11]. Les enquêtes d’opinions, en réalité, créent des items, qui servent ensuite d’alibi à des manœuvres politiques, ou à en couvrir d’autres. Etant régulièrement victimes de cette manipulation médiatique, les Musulmans sont d’ailleurs bien placés pour le savoir.

Le recours à cette méthode laisse donc songeur. D’autant que la manière dont la campagne de consultation est orchestrée, via internet et les réseaux sociaux, indique dores et déjà que les résultats seront biaisés. Sans importance : ils seront malgré tout exploités à toutes fins utiles, le but de cette opération n’étant certainement pas la fiabilité.

Des questions hautement pertinentes

Intéressons-nous à la question 8, en particulier au choix de réponse que nous avons mis en gras :
« A qui ces instances musulmanes doivent rendre des comptes en premier lieu ? (vous pouvez cocher plusieurs cases) :
– Au principaux pays d’origine des Musulmans qui vivent en France ?
– A l’Etat français
– Aux fidèles musulmans
– Autre » [12].

Le simple fait que cette réponse soit proposée montre bien que cette enquête d’opinion n’est qu’une manipulation. Pour l’idéologie frériste, certes, l’Islam n’a pas vocation à s’enraciner sereinement pour constituer une richesse supplémentaire à la culture française, et doit plutôt servir de support à toutes sortes de pressions étrangères, pour maintenir le pays dans la crevasse du mondialisme.

Mais on peut aussi présumer que cette réponse soit proposée justement pour ne pas être choisie, dans une logique de cache-misère dialectique. D’ailleurs, les Musulmans d’origine franco-française seraient bien embarrassés de cocher cette proposition aux relents tribalistes, qui se rapproche plus du talmudisme que de l’Islam [13].

La réponse « A l’Etat français« , évidemment, n’atteindra pas non plus des sommets dans les suffrages. On peut sans trop de risque pronostiquer que la proposition « Aux fidèles musulmans » aura le plus de voix. Or, précisément, une assemblée représentative des Musulmans est par définition censée défendre les intérêts des Musulmans, et doit donc de fait rendre des comptes « aux fidèles musulmans« . Pourquoi enfoncer une porte ouverte ? Qu’elle est le sens de cette question ?

Visiblement la question 8, dans son ensemble, a été construite de sorte qu’un maximum de personnes interrogées cochent la réponse « aux fidèles musulmans« , tout en ayant l’impression d’avoir eu le choix, d’être entendu et écouté.

Ce genre de trucage, dans la manière d’amener les choses, n’est pas sans rappeler l’ingénierie sociale à l’œuvre lors de la création du mouvement En Marche, autour d’un banquier d’affaire du groupe Rothschild qui deviendra président de la République. [14]. Marwan Muhammad a d’ailleurs précisé qu’il voulait créer une instance qui inclurait « toutes les sensibilités« , indiquant également qu’il aimerait « qu’une telle organisation soit plurielle » [15]. Expression qui, en soit, ne veut pas dire grand chose. On croirait entendre les mots d’Emmanuel Macron en 2016 [16], lorsqu’il se préparait pour le casse du siècle [17]. Après tout pourquoi pas : la recette a fait ses preuves !

L’opération En Marche avait pour but de forcer les choses afin de…

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