Canada : dans le mauvais corps ou dans la mauvaise solution ?

Par Farida Belghoul

Deux jeunes si émouvants, et si apparemment normaux et beaux,  instrumentalisés pour inciter d’autres jeunes à des mutilations effroyables.

A ce sujet le Dr Paul McHugh, ancien psychiatre en chef de l’Hôpital John Hopkins dans le Maryland, a fait une déclaration importante dans le Wall Street Journal du 12 juin  2014. Pour lui « le sentiment d’être transgenre »  n’est pas un trouble d’identité du genre mais ce qu’il nomme un « trouble de la prise en charge ».  Il y a pour lui à la base « un trouble mental  méritant compréhension, traitement, prévention… et une parentalité dévouée ». Orienter un enfant vers le transgenre a des conséquences dramatiques notamment psychologiques. Il part d’une étude suédoise de 2011 diligentée entre 1973 et 2003, concernant 324 personnes ayant subi des opérations de « réassignement sexuel ». La conclusion est sans appel : « les personnes transsexuelles, après un changement de sexe, ont des risques beaucoup plus élevés de mortalité, de comportement suicidaire et de  morbidité psychiatrique que la population en général. » L’étude conclut qu’en aucun cas ces interventions chirurgicales ne suppriment les troubles dits de « dysphorie du genre » et créent d’autres troubles psychiatriques supplémentaires nécessitant une prise en charge.

Le Dr McHugh poursuit dans l’article du Wall Street Journal : « A partir d’environ 10 ans après la chirurgie, les transsexuels commencent à éprouver des difficultés mentales croissantes. Plus choquant, leur mortalité par suicide est augmentée de près de 20 fois supérieure au reste de la population ». On mesure par cette déclaration à quel point il est criminel pour les organisateurs de l’Eurovision d’avoir primé Conchita Wurst.

Le psychiatre poursuit : «La plupart des patients traités chirurgicalement se décrit comme satisfaite des résultats, mais les ajustements psycho-sociaux qui en découlent n’ont pas de résultats meilleurs que pour ceux qui n’ont pas eu la chirurgie ». Autrement dit, ces interventions chirurgicales n’ont amené aucun bénéfice par rapport à ceux qui ne les ont pas subies. Ce pourquoi « nous nous sommes arrêtés de faire la chirurgie transsexuelle ».

Le psychiatre explique que les professionnels médecins et psychologues « ont gaspillé des ressources scientifiques et techniques et nui à leur crédibilité professionnelle en collaborant avec la folie plutôt que d’étudier un remède, pour l’empêcher. »

McHugh conclut qu’au moins 80 % des enfants qui veulent changer de sexe se réorientent spontanément vers celui qu’ils avaient à la naissance. Les autres doivent être pris en charge. Ils ont besoin d’aide. La meilleure d’entre elle est ce qu’il nomme « le rôle parental dévoué ».

Docteur Jean-Pierre Dickès

 

1 commentaire sur “Canada : dans le mauvais corps ou dans la mauvaise solution ?”

  1. J’ai eu l’occasion de discuter avec Monsieur Dickès plusieurs fois par mail et sur le site mediapressinfo. Ce sont des études qui ne représentent ni la réalité, ni le fond de la question. Tout d’abord, en 1973, on considérait que la chirurgie était la seule solution à ce qui était une psychose pour les psychanalystes après avoir essayé les bains glacés et l’électricité. C’est un peu du Kinsey à l’envers: On obtient des statistiques qui ne sont en aucun cas le reflet du problème, qui est médical et individuel. D’ailleurs le Johns Hopkins hospital c’est bien là où a travaillé longtemps, jusqu’en 2006!… le sinistre Money, le principal créateur de l’idéologie du ‘genre’…. Alors que l’on cherche à redonner un tout autre visage à cet hôpital est louable, mais une si c’est une stupidité coupable qui efface la précédente, on n’avance pas dans la recherche de vérité. Il me semble raisonnable de dire que si l’on opère tous les adultes qui se présentent dans les consultations de transsexualisme, on aurait quatre à huit fois trop de personnes opérées et en grande souffrance, parce que ce n’était pas justifié. Je pense raisonnable aussi de dire que en France, on a dû opérer trois à quatre fois trop de personnes depuis les années 80. Actuellement, pour les enfants, devenus jeunes adultes pour qui on a bloqué la puberté , puis fourni un traitement, on n’opère que les jeunes qui justifient de ce traitement. Car en fait il y a les enfants intersexuées ISCP qui eux, sont une naissance sur 50.000 et qui ont un nécessité absolue de ces interventions médicales. Alors pour ce qui concerne les personnes adultes ou enfants qui ne justifient pas d’un traitement hormonal et chirurgical, qui sont donc quatre fois plus nombreux, il s’agit de troubles de l’identité sexuée qui sont connus depuis les années 80, un problème de l’individuation du bébé face à une mère toxique, d’un père qui ne corrige pas la situation et un enfant, un garçon, qui va se trouver brisé dans son identité de garçon et poussé à un idéal féminin déifié…. Ce n’est pas la mer à boire pour traiter cela, dans le plus jeune âge en psychothérapie mère-enfant. Alors traiter les cas les plus graves avec une pseudo-thérapie de ‘rôle’ parental ‘dévoué’, il faudrait demander à feu Robert Stoller ce qu’il en pense, moi cela me révolte ces charlatans qui se font mousser sur des sujets si graves pour la vie de ces enfants. Ce Mc Hugh considère qu’il reste 20% d’enfants intraitables, eh bien je sui d’accord, cela correspond à mes chiffres, un enfant sur cinq est ISCP, c’est à dire que la sexuation de son cerveau est inversée biologiquement et avant la naissance: Je ne vois pas comment une thérapie de ‘rôle’ qui plus est ‘parental’ dévoué ou pas, pourrait changer à cela, si ce n’est que je sais que les plus fortunés se sauvent bien vite et ce sont d’autres hôpitaux américains qui les récupèrent. J’attends une vraie publication d’étude de cas de la part de ce docteur Mc Hugh. En réalité, la neurologie a bien avancé la question ces dernières années, on sait que la sexuation du cerveau est primordiale, détermine les capacités à s’identifier dans le sexe auquel on est apparenté, bien au delà de la simple découverte de son corps. Le bébé est sexué dès la naissance de par son cerveau, et le choix n’existe pas vraiment en médecine: La plupart des spécialistes savent que si le traitement de réparation corporel dans le sexe neuronal a été bien diagnostiqué, ces filles, femmes , mères, garçons, hommes, auront une vie tout à fait normale. Une étude néerlandaise est venue souligner récemment que les filles devenue femmes, deviennent mères, et ont une vie tout à fait normale en fondant un couple avec un mari, des enfants et une vie de mère au foyer ou une vie professionnelle. L’adoption est vécue comme un don maternel émouvant, ce qui parait être le naturel d’une femme qui ne peut avoir d’enfants de son ventre. La condition en est une prise en charge précoce, un blocage de la puberté avant qu’elle ne se manifeste et une puberté hormonale réalisée à l’heure dans le sexe cérébral biologique de cette jeune personne. Pour ces jeunes, la chirurgie est une étape indispensable pour eux-mêmes, pour leur intimité, c’est pas une mutilation, c’est le moyen au contraire de se sentir entier. Un enfant sur 50.000 naissances c’est très peu. Mais de cette publicité qui est faite, un nombre croissant de personnes en trouble, cette fois, vient grossir les rangs des consultation spécialisées. C’est cela qui ne va pas, et le risque c’est soit d’opérer tout le monde, tous ceux qui le demandent, soit de n’opérer personne, ce qui mènerait pour le coup les enfants ISCP à un sombre et court avenir, comme le disait une jeune australienne de 13 ans ISCP. Il faut se défaire de cette idéologie mortifère du ‘genre’. Là où le Docteur Dickès a raison, c’est que l’on doit alerter sur le risque énorme qu’il y a à faire le prosélytisme constant de tout ce vocabulaire du ‘genre’, cette ‘nov-langue, qui fait croire que l’on peut se déclarer ‘transgenre’, simplement parce que ça fait bien, et simplement parce que l’on a une identité de genre fracturée, et que l’image de la femme idéalisée est constamment présentée en appât et en modèles dans les publicités, les films, dans la rue, dans les mangas, au point que les adolescent pensent que la sexuation n’est qu’un rôle, parfaitement interchangeable.
    Il est extrêmement dangereux de laisser croire que les 80% d’adolescent se tournent ‘spontanément’ vers leur sexuation, c’est faux, il faut une psychothérapie, longue et la plus précoce possible et dans ces 80% il y aura des futurs homosexuels, travestis, etc, et même des personnes qui s’identifieront simplement comme ‘transgenre’, ‘transidentitaires’, et autres catégories qui formeront ces bons petits soldats du lobby gay-lesbien contre la normalité ultra majoritaire. Justement, ce qui ne plait pas du tout à ces lobbies, c’est que une fille ISCP devient une femme et une mère ‘normale’, les garçons ISCP des hommes ‘normaux’, les personnes ISCP obtiennent le mépris et la haine des lobbies lgbt parce qu’ils sont ‘hétéronormatifs’…. Cela vient contredire leur idéologie par la réalité. C’est pour cela qu’ils essaient de revendiquer l’absence de chirurgie. Autant réparer son corps propre, apparait évidant à une personne ISCP, autant c’est un sujet de négation et de rejet pour les lobbyistes et leurs troupes serviles.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *