Avortement : les effets psychologiques

Par Claire Charpentier

Une étude publiée en décembre 2017 dans le Journal of American Physicians and Surgeons, qui a fait l’objet d’une évaluation par les spécialistes, révèle que les femmes souffrent d’une grande variété d’effets psychologiques très traumatisants liés à l’avortement, effets qui durent souvent de nombreuses années et ont des conséquences qui changent leur vie.

L’étude a également révélé de façon intéressante que les femmes qui ont subi un tel traumatisme émotionnel lié à l’avortement croient souvent que leurs souffrances leur ont finalement été bénéfiques dans le sens où elles ont voulu aider d’autres femmes enceintes en détresse.

« Les femmes qui ont souffert émotionnellement de l’avortement : une synthèse qualitative de leurs expériences », examine les données générées par 987 femmes ayant des antécédents d’avortement qui ont été invitées à participer à un sondage en ligne.

Lorsqu’on leur a demandé quels effets négatifs, le cas échéant, elles attribuaient à leurs avortements, 23,7 % ont reconnu avoir des séquelles à vie, 14,4 % ont répondu avoir été en dépression, 14 % éprouvent de l’angoisse et du remords, 12,4 % ressentent des émotions négatives envers elles-mêmes, 10,9 % de la honte et 9,3 % du regret. Quelques témoignages de participantes :

« Mon enfant est mort selon ma propre volonté, j’ai passé des années de colère, de honte et de chagrin. Cela a endommagé ma relation avec mon mari, mes enfants et avec Dieu. Pendant de nombreuses années, je n’en ai parlé qu’à mon mari. Mon chagrin l’accabla et le laissa impuissant et honteux. »

« Ma vie a été interrompue d’une telle manière depuis mon avortement, que même 30 après j’ai encore mal émotionnellement et mentalement à cause de mes choix. Je vais devoir vivre avec eux pour le reste de ma vie sur terre ».

Beaucoup ont également mentionné des comportement autodestructeurs comme conséquence négative, y compris la toxicomanie ou l’abus de substances (9 %), la promiscuité, l’autodestruction et les mauvais choix (7,7 %), ainsi que des impulsions ou même les tentatives de suicide (6,2 %).

Lorsqu’on leur a demandé de nommer les effets positifs, s’il y en avait, de leurs avortements, un peu moins du tiers (31,6 %) des participantes ont répondu qu’il n’y en avait pas. Celles qui ont énuméré des effets « positifs » avaient tendance à indiquer que leur souffrance avait provoquée des changements dans leur vie qui les incitaient à militer en faveur de la vie et de la grossesse assumée jusqu’à son terme.

Ces changements positifs comprenaient une « vie spirituelle plus profonde (trouver le pardon, la paix, la guérison intérieure » (17,5%), l’engagement et l’aide aux grossesses non désirées (13,3%) ou le travail pro-vie en général (6,4 %), parler ou écrire sur leurs expériences d’avortement (8,9 %), aider les femmes à se remettre d’un traumatisme lié à l’avortement en communiquant l’amour et le pardon de Dieu (8,2 %) et la conversion au christianisme (7,5 %).

« Le seul point positif est qu’il m’a conduit à me mettre à genoux devant Dieu », a écrit une autre participante. « Il m’a attiré vers Lui par son pardon infini, Sa miséricorde et Sa grâce. Je pense qu’Il aurait pu me montrer ces mêmes choses si j’avais choisi un autre chemin, mais c’est ainsi que je suis venu à Lui, non pas comme chrétienne, car je l’étais déjà, mais comme quelqu’un qui le connaît vraiment maintenant ».

Un peu plus de 20 % des participantes n’ont répondu à aucune des questions des effets de l’avortement.

L’auteur de l’étude est Priscilla K. Coleman, professeure d’études sur le développement humain et la famille à la Bowling Green State University.

Les résultats et le contenu de l’étude diffèrent considérablement des nombreuses autres études sur les traumatismes liés à l’avortement entreprises dans le monde anglophone, qui cherchent souvent à confirmer que les femmes ne souffrent pas d’un risque accru de traumatisme en avortant au lieu d’accoucher de leur enfant. L’une de ces études publiées en 2016, qui a fait l’objet d’une grande publicité, a été biaisée par de graves lacunes méthodologiques, tout comme l’a été une étude menée en 2010 par le Guttmacher Institute, dont les conclusions étaient similaires.

De nombreuses autres études, en particulier celles réalisées en dehors de l’Anglosphère favorable à l’avortement, ont mis en évidence des liens étroits entre l’avortement et les traumatismes psychologiques.

Source : lifesitenews.com

 

 

 

Laisser un commentaire